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Religion : 8 églises officiellement fonctionnelles

C’est à la suite des décrets signés par le Chef de l’Etat, accordant l’autorisation officielle à ces confessions religieuses d’exercer légalement au Cameroun. Ces nouvelles autorisations portent à 55 le nombre total d’associations religieuses légalisées au Cameroun.

Par Blaise Deumo

 

Winners Chapel International, (Douala) ; la Chapelle de la gloire du Christ, (Yaoundé) ; la Communauté missionnaire chrétienne internationale (Bertoua) ; la Mission chrétienne de l’espérance – maison de prière (Yaoundé) ; Reformed Overcomers Chapel (Bamenda) ; l’Église évangélique libre du Cameroun (Yaoundé) ; l’Église orthodoxe russe du Cameroun, sortent désormais officiellement et légalement autorisées à fonctionner sur l’ensemble du territoire National. Cette officialisation de leur fonctionnement fait suite à une série de décrets signés le 23 janvier dernier par le président de la République, Paul Biya, lesquels accordent des autorisations de fonctionnement à huit nouvelles églises, qui sortent ainsi de la clandestinité. Ces nouvelles autorisations portent à 55 le nombre total d’associations religieuses légalisées au Cameroun.

Cela faisait 16 ans qu’aucun décret n’avait plus été signé autorisant le fonctionnement d’une église au Cameroun. Pourtant, depuis 2019, des églises n’ont de cesse de s’implanter au Cameroun et de fonctionner sans aucune autorisation et donc en toute clandestinité. Ce sont donc ainsi des milliers d’églises dites « de réveil » qui fonctionnent dans la clandestinité sur l’ensemble du territoire national, malgré les plaintes pour nuisance sonore, troubles à l’ordre public, et pour diverses raisons, et malgré les scellés apposés sur certaines de ces églises par les autorités administratives. Des fermetures suivies d’ouvertures quelques temps après.

Tenez par exemple. En février 2025, le sous-préfet de Yaoundé IV, Elvis Akondi, procède à la fermeture de 188 lieux de culte illégaux sur plus de 600 répertoriés dans sa circonscription, sur instruction du ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji. Des fermetures appuyées par les diverses plaintes formulées par les populations : nuisances sonores, tapage nocturne, cas de viols, enlèvements, troubles à l’ordre public, … Ce membre du gouvernement avait, quelques jours auparavant, annoncé la fin de la tolérance administrative et déclaré une guerre sans merci à ces organisations sans foi ni loi. Il avait alors instruit les autorités administratives de mettre un terme à leurs activités sans autre forme de procès. Mais la campagne de répression qui avait suivi cette instruction ministérielle s’est rapidement essoufflée, comme toutes celles menées auparavant.

C’est donc tout naturellement que les décrets du 23 janvier ont suscité une immense joie au sein du mouvement pentecôtiste. Des prières d’actions de grâce, des chants de louange et des témoignages de reconnaissance ont été élevés pour célébrer ces autorisations obtenues après de longues années d’attente. Les fidèles de ces églises se disent désormais libres de louer Dieu sans inquiétude ni frustration. Ils se disent soulagés d’avoir fini avec les pressions et menaces de toutes sortes dont ils étaient jadis victimes. Pour beaucoup, cette reconnaissance officielle est perçue comme un signe prophétique, confirmant que le Cameroun demeure une terre d’espérance, de foi et de paix, où la liberté de culte est respectée et consolidée.

 

Written by BLAISE DEUMO

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