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Energie électrique : les Réseaux interconnectés Nord et Sud bientôt interconnectes

La visite de travail effectuée par le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee) dans la région de l’Adamaoua a permis d’apprécier l’évolution des travaux devant aboutir de ces deux réseaux interconnectés.

 

 

Le ministre de l’Eau et de l’Énergie (Minee) a effectué du 24 au 25 avril 2026 dans la région de l’Adamaoua, une visite de travail afin de faire le point sur la mise en œuvre du projet d’interconnexion du Réseau interconnecté sud (Ris) au Réseau interconnecté nord (Rin). Ainsi, de Ntui dans la région du Centre à Tibati dans la région de l’Adamaoua, la délégation conduite par le Minee, Gaston Eloundou Essomba, a sillonné les différents sites stratégiques. Toutes choses qui lui ont permis d’évaluer l’avancée des travaux de construction de la ligne de transport d’électricité.

Au niveau des lots 1 et 2, les responsables techniques ont fait une présentation de l’état d’avancement, « avec un accent sur les opérations de montage des structures et de déroulage des câbles ». Les échanges s’en suivent, notamment avec le Minee. Et les experts s’accordent à dire que malgré les contraintes logistiques et techniques, les travaux sont engagés et progressent de manière jugée globalement satisfaisante.

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Tout indique qu’on implémente un projet structurant qui va déboucher sur un réseau unifié. « Sur le terrain, le constat est globalement satisfaisant. Les travaux ont effectivement démarré et leur évolution est encourageante. Avec un taux de réalisation d’environ 35 % à ce stade, nous restons confiants quant au respect des délais », témoigne Gaston Eloundou Essomba. Le Minee renchérit : « Notre objectif est clair : permettre, à l’horizon fin 2027, l’alimentation des régions septentrionales en énergie produite par le barrage de Nachtigal. C’est une étape majeure pour l’équilibre et la stabilité de notre système électrique national ».

Les acteurs autour du projet sont convaincus que « derrière ce chantier, c’est toute une ambition nationale qui se dessine : celle d’un système électrique unifié, capable de mieux répartir l’énergie sur l’ensemble du territoire, de renforcer la stabilité du réseau et de soutenir durablement le développement économique ». De même, ils reconnaissent que « le raccordement du Ris au Rin apparaît ainsi comme une étape décisive pour mettre fin à la fragmentation du réseau et construire une architecture énergétique plus intégrée et plus performante ».

Ce déploiement a été marqué à Yoko par une cérémonie en marge de la visite en question, inscrite dans une logique de d’accompagnement social des communautés riveraines du projet. Il s’agit de la remise de dons à l’hôpital de district. Le don était constitué de chaises roulantes et de brancards. Une offre de l’entreprise indienne Kalpataru, chargée de l’exécution des travaux. Le Minee n’a pas manqué d’encourager ce geste au bénéfice des populations locales. Au-delà de la dimension purement technique du projet, son impact social est déjà perceptible.

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Au terme de la visite, Gaston Eloundou Essomba n’a pas manqué d’exprimer ses impressions. « Nous sommes venus visiter et évaluer les travaux de construction de la ligne qui va désormais relier le Réseau interconnecté sud au Réseau interconnecté nord. (…) Les travaux ont démarré. L’évolution de ces travaux est plutôt bonne. Nous pensons avec ce taux de réalisation que nous voyons sur le terrain aujourd’hui, de 35%, que fin 2027 au plus tard les trois régions septentrionales vont recevoir l’énergie produite par le barrage de Nachtigal. (…) Aujourd’hui nous faisons face à beaucoup de difficultés d’approvisionnement de cette partie du pays, avec le bar rage de Lagdo qui a reçu très peu d’eau pendant la saison des pluies de 2025. Si bien que pendant l’étiage 2026, ce barrage n’arrive pas à produire 30% de sa capacité de production. Et c’est ce qui justifie au jourd’hui les difficultés auxquelles sont confrontées les populations de cette partie du pays », note le Minee.

Gaton Eloundou Essomba tente également d’expliquer les nombreux délestages qui impactent négativement le quotidien des camerounais avant de porter beaucoup d’espoirs sur le projet objet de sa visite de travail dans le septentrion. « Nous pensons qu’avec cette interconnexion, nous serons tous alimentés par les mêmes sources. Les problèmes auxquels ces populations sont confrontées aujourd’hui seront mitigés, ces problèmes seront réduits à leur simple expression, parce que la Sanaga est un bassin régulé. Avec les barrages de régulation, nous pensons qu’on peut garantir un niveau minimum de production qui va donc ravitailler, approvisionner l’ensemble du pays. Vous comprenez donc l’importance de cet ouvrage, pour dire, en très peu de mots, que fin 2027, les trois régions du septentrion vont recevoir l’énergie de Nachtigal », rassure-t-il.  Et de conclure. « Nous disons que l’interconnexion entre le sud et le nord est effective dans la mesure où le chantier est déjà lancé, le taux de réalisation est d’au moins 35%. Et la mise en service, elle, est programmée pour fin 2027 au plus tard ».

Written by BLAISE DEUMO

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