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Affaire Rilov : les riverains de la Socapalm ne s’y reconnaissent pas

C’est l’incompréhension la plus totale autour de cette affaire dans laquelle les populations voisines de la Socapalm disent ne pas se reconnaître, plus de 2 ans après son déclenchement. Les autorités administratives disent ne pas y voir clair tandis que les populations disent avoir été désabusées.

 

C’est un lundi ordinaire dans le village Poungou Aviation. En cette matinée du 26 janvier 2026, les populations du village situé dans l’arrondissement de la Lokoundje, département de l’Océan, région du Sud, vaquent à leurs travaux champêtres. Le village est calme. A l’évocation de l’affaire Rilov, les populations n’en n’ont qu’un triste souvenir. Cette affaire dans laquelle les riverains de la Socapalm disent ne savoir ni les tenants, ni les aboutissants. Le lundi, 26 janvier 2026 à la chefferie de 3e degré de ce village situé dans le groupement Mabi-Sud, des langues se délient.  Les habitants de ce village riverain de la Socapalm racontent, chacun en ce qui le concerne, des bribes de cette affaire qui a fait grand bruit dans les villages riverains de la Socapalm, et dans laquelle plusieurs disent ne pas se reconnaître.

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D’après le président du Comité de développement du village Poungou Aviation, l’affaire Rilov est secondaire. Il y a eu, bien avant, eu une plainte portée par un natif de Poungou Aviation résident en France. « M. Nganga, un natif de Poungou aviation qui réside en France a déposé une plainte contre Socapalm auprès de l’organisation internationale OCDE, en 2009. L’affaire a été portée auprès du Point de Contact National (Pcn). Au bout de 4 ans de débat, il y a eu un dénouement en faveur des riverains », explique Herve Cesar Bimmpang.

Au commencement, une plainte

D’après le chef du village Poungou Aviation, S.M. Jean Joël Minfoundi, l’objet de la plainte portait sur les manquements de la Socapalm qui avait enfreint les principes directeurs de l’OCDE. « Socapalm a reconnu tout ce qu’elle aurait dû faire et qu’elle n’a pas fait, et ce qu’il a fait et qu’il n’aurait pas dû faire », précise l’autorité traditionnelle d’après qui, cette première affaire a ouvert la voie à plusieurs autres, dont diverses Ong et l’affaire Rilov. « Sauf que leurs buts étaient complètement différents de celui de M. Nganga, dont la plainte visait à contraindre Socapalm à améliorer le quotidien des riverains », regrette Herve Cesar Bimmpang.

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A Poungou Aviation tout comme à Lendi Aviation, autre village riverain de la Socapalm, difficile pour les riverains de dire d’où part l’affaire Rilov. Ces derniers s’accordent néanmoins à dire que c’est en 2023 que naît l’affaire. Les témoignages recueillis renseignent que Rilov, avocat français, a sillonné les villages riverains de la Socapalm, conduit par M. Biyong, un fils du village Lendi et promoteur d’une Ong. Les deux hommes échangent avec les riverains sur l’impact néfaste des activités de la Socapalm sur leur environnement. « L’avocat Rilov et M. Biyong leur dit que leur environnement est pollué et ils ont rempli une fiche sans savoir que c’était pour constituer une plainte qui allait être portée au tribunal de Nanterre en France », renseigne Herve Cesar Bimmpang.

Listes

Dans chaque village, où il passe, l’avocat français et M. Biyong dressent une liste avec les noms et numéros de Cni des riverains. Selon le chef du village Lendi Aviation, une réunion s’est tenue à l’école publique de Lendi Aviation. « J’ai appris que les personnes qui étaient à la réunion ont été indemnisées », renseigne-t- lorsqu’il nous reçoit à la case communautaire du village Lendi Aviation en présence du président du Comité de développement de Lendi aviation et de M. Biyong. Ce dernier dit reconnaître que c’est lui qui était avec l’avocat français Rilov au début de cette affaire. Il note que la première plainte dans cette affaire compte 145 noms de riverains, auxquels se sont ajoutés d’autres noms sur les listes qui ont suivi. Et il n’en dira pas plus sur cette affaire malgré notre insistance.

Dans les villages, de nombreux riverains se plaignent d’avoir appris la présence de leurs noms sur ladite. Certains disent avoir reçu de l’argent. D’autres pas. Des sommes de 5oo ooo Fcfa et plus. Plusieurs vont désister. A l’instar de Nicolas Sabonguie, habitant de Poungou Aviation. « Je ne sais pas comment mon nom est apparu dans ce dossier que je ne maîtrise pas. On me dit que j’ai bénéficié d’une somme de 560 000 Fcfa. Pourtant je n’avais rien perçu. J’ai donc désisté. Plusieurs personnes ont perçu cet argent. Moi, non. J’ai déposé une lettre de désistement à la sous-préfecture de Fifinda. Je ne suis pas le seul à avoir désisté », relate-t-il.

Trouble à l’ordre public

Les riverains dénoncent les retombées financières à tête chercheuse dans cette affaire. « S’il fallait bénéficier des retombées de cette affaire, c’est tout le village qui devait en bénéficier, parce que nous étions tous victimes.il y avait tellement de mouches. Impossible de manger quand ces mouches apparaissaient. Il fallait allumer des bougies, mettre le gasoil sur la table pour les chasser », renseigne un riverain d’après qui cet argent est qualifié ici d’« argent des mouches ». A en croire Armand Nnwang, habitant du village Mvumbele, la Socapalm fait pourtant des efforts pour assurer sa responsabilité sociale auprès des riverains. « Les responsables de la Socapalm viennent discuter avec les riverains sur les problèmes que nous rencontrons. Depuis un certain temps, la Socapalm soutient les villages riverains. Une Ong s’était portée garante de porter nos voix. J’ai reçu un formulaire dans lequel je donnais mandat pour défendre ma voix. Mais, je ne savais pas que c’était pour une plainte contre la Socapalm. Aujourd’hui, on parle d’argent que plusieurs n’ont pas reçu », développe-t-il

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Un argent dont la répartition va alerter les autorités administratives de Kribi 1er et de Fifinda, et les mettre au courant de cette « curieuse » affaire. « L’affaire arrive à notre niveau lorsqu’on est saisi de ce qu’une banque devait descendre à Lendi Aviation pour les paiements. Les populations s’y rendent en masse. Certains constatent que leurs noms ne figurent pas dans le listing des personnes à désintéresser. Ils sont déterminés à manifester et nous sommes informés. Nous intervenons dans le cadre du maintien de l’ordre et par ricochet, nous prenons connaissance de ce problème de paiement », renseigne le sous-préfet de Kribi 1er, Bertrand Foe Ndono.

Selon l’autorité administrative, « C’était une opération non suivie par l’autorité administrative. Nous n’avons aucunement été associés. Nous n’avons même pas été formellement informés. Mais, la petite enquête administrative que nous avons faite a montré que pour ce qui est de Kribi 1er, 21 personnes sont concernées dans la plainte qui accusait Socapalm. Nous avons pu recueillir les photocopies de Cni de certains ». Pour ce qui est de Fifinda, le sous-préfet note qu’environ 250 riverains des 5 villages de l’arrondissement ont été impliqués dans cette affaire.au sujet des paiements, le sous-préfet de Kribi 1er note n’avoir reçu aucune réponse lorsqu’il a demandé son origine et les modalités de paiement. Or, « Dans le principe et les usages, ce paiement devait se faire avec l’accompagnement des autorités administratives qui n’y ont jamais été associées », tranche-t-il.

 

 

Mathieu Brice Yebga Ngos

Les populations ne se reconnaissent pas dans cette plainte

Réaction du sous-préfet Fifinda rencontré dans le cadre de cette affaire qui a failli déboucher sur des troubles à l’ordre public.

 

Il y a un cadre de concertation présidée par le préfet dans lequel les préoccupations des populations riveraines liées à la responsabilité sociétale de la Socapalm sont discutées. L’administration a donc été surprise de recevoir cette affaire qui a commencé en France. Nous avons procédé au recensement d’un certain nombre de personnes prétendument plaignantes. Il y avait une liste par village. Nous avons eu des séances de travail sur le terrain avec ces personnes pour comprendre quelle était leur démarche en allant saisir les juridictions étrangères alors qu’on a un cadre de concertation où on peut échanger et trouver des solutions aux problèmes.

C’est à l’occasion de ces différentes descentes que, nous avons constaté que les populations ne se reconnaissaient pas dans la plainte qui avait été déposée auprès des juridictions françaises. En revanche, elles reconnaissaient que certaines personnes qui se réclamaient être des promoteurs d’Ong et un avocat sont venus leur poser des questions sur leur satisfaction quant à la présence de la Socapalm ; savoir s’il n’y a pas un impact social et environnemental de l’activité de la Socapalm sur eux. Tout naïvement, ces riverains ont exprimé un certain nombre de préoccupations à ces personnes en disant, qu’en saison pluvieuse, nous avons des insectes, des mouches qui nous envahissent, des odeurs nauséabondes, et des cours d’eau pollués. Les riverains ne savaient pas que cela faisait l’objet de tout un dossier judiciaire.

Nous sommes allés un peu plus loin, en leur demandant, la dizaine de griefs formulés. C’est ce rapport que nous avons dressé et adressé à la Socapalm. Voilà brièvement la situation. Les populations, bien que reconnaissant avoir ces problèmes, disent n’avoir mandaté qui conque d’aller défendre leurs intérêts à l’étranger alors qu’il y a un cadre de concertation qui réunit la Socapalm, les riverains et le préfet.

Le cadre de concertation vise à bien encadrer la responsabilité sociale de l’entreprise. Chaque année, des projets à impact social sont réalisés en faveur de tous les villages. A l’occasion de ces concertations, s’il y a des préoccupations, tout le monde s’exprime et on essaie d’y apporter des solutions.

Le problème de fond c’est qu’il y a eu, a l’issue de la démarche entreprise par cet avocat et le promoteur d’Ong, des distributions de sommes d’argent dans des banques. Et c’est cela qui a créé cet engouement et diverses revendications parce que certains auraient reçu de l’argent et pas d’autres. Cela a tout l’air d’une affaire de mafia. Plusieurs personnes ont ouvert des comptes dans des banques locales dans lesquelles des virements auraient été faits à hauteur de 500 000 Fcfa. Il y a beaucoup de flou dans cette affaire.

La vie et la mort après ce monde il y a deux royaumes le royaume de la mort éternelle et le royaume de la vie éternelle quelle est ton choix ?

Hébreux 9 versé 27

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Written by BLAISE DEUMO

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