Face à l’apparition des foyers de rougeole dans certains villages, les équipes médicales en collaboration avec le district de santé de Niete ont mené des campagnes de désinfection, de sensibilisation et de vaccination pour protéger les enfants en âge de contracter cette maladie.
Dans le cadre de la riposte sanitaire contre la rougeole à la Socapalm, la seconde phase de vaccination contre cette maladie a débuté le lundi 9 février 2026 à la plantation de Kienké ainsi que dans ses communautés riveraines, sous la supervision du District de Santé. L’urgence sanitaire liée à des cas de rougeole observée depuis plusieurs semaines est suivie de près dans l’aire de santé de Kienké. La cinquantaine de cas enregistrés ont tous été pris en charge et guéris au centre médical de la plantation.
Face à l’apparition de nouveaux foyers dans certains villages, les équipes médicales, en collaboration avec le District de santé de Niété, ont entrepris le renforcement de leurs actions afin d’éradiquer complètement la maladie.
Après la première phase de riposte, une seconde riposte locale a mobilisé 1 000 doses de vaccins supplémentaires, afin de couvrir l’ensemble des villages, avec une attention particulière portée aux écoles maternelles, primaires et secondaires, du 9 au 14 février 2026. Pour la première journée, 196 enfants ont été vaccinés dans les écoles du village 1 ainsi qu’à l’école publique de Bidou II, après consentement des parents, renseignent les responsables du Centre médical de la Socapalm Kienke, d’après qui, « A ce jour, aucun nouveau cas de rougeole n’a été enregistré depuis près de 2 semaines ».
Sur le terrain, les équipes poursuivent activement la surveillance épidémiologique, la sensibilisation des communautés et l’application rigoureuse des mesures d’hygiène. De même, un rattrapage de terrain est envisagé dans les prochains jours afin de couvrir le maximum d’enfants possible. Surtout que la prudence reste de mise. « La rougeole n’est pas complètement éliminée. Des flambées peuvent survenir si certains seuils ne sont pas atteints. Pour empêcher la circulation du virus, la couverture vaccinale doit être au moins égale à 95 % », renseigne le médecin chef de la Socapalm, Dr Sani Aboubakar Said, qui prévient les populations de ce que « la rougeole peut réapparaître lorsque la couverture vaccinale descend en dessous de ce seuil ; ou s’il existe des poches d’enfants non vaccinés. De même, des mouvements de population facilitent l’introduction du virus ; l’immunité collective diminue ».
Les mesures strictes d’hygiène restent donc en vigueur dans le centre médical et sur l’ensemble des sites. La sensibilisation des populations et la surveillance active des cas se poursuivent au quotidien.



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