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Crise post- électorale : le GECAM note des milliards Fcfa de perte

Le rapport présenté par le patronat note que 44% des entreprises déclarent ne plus être à mesure d’honorer leurs obligations fiscales, 45% leurs charges sociales, 40% leurs échéances bancaires ; au total, 30% des entreprises indiquent une incapacité à faire face à ces trois catégories d’engorgement, alors que 17,3% des entreprises ont procédé à des réductions d’effectifs, et 81% des entreprises qualifiant la situation de fragile, critique et très préoccupante.

Comme promis, au lendemain de la crise post-électorale après la reprise timide des activités économique dans la ville de Douala, capitale économique du Cameroun, le Groupement Entreprise du Cameroun (Gecam), principal patronat camerounais a rendu public, son « Rapport d’évaluation et de plaidoyer du Gecam » fait en décembre 2025 et intitulé « la crise post-électorale de 2025 au Cameroun : diagnostic, conséquence immédiate et leviers de relance économique ». Dans ce diagnostic de 67 pages, le Gecam dresse la nature des perturbations et mécanismes de propagation ; l’impact économique et la viabilité financière des entreprises ; les conséquences sociales, sur le capital humain et le climat des affaires. Le rapport évoque également la résilience et fait des propositions pour la relance.

Le rapport note que le scrutin du 12 octobre 2025 a débouché sur une crise post-électorale d’une ampleur inédite au Cameroun, laquelle s’est articulée autour de trois phases successives, dont la montée des tensions entre le 12 et le 25 octobre ; l’intensification des troubles entre le 26 et le 30 octobre ; les villes-morts entre le 3 et le 5 novembre et au-delàs. Touches choses qui ont désorganisé l’activité économique a l’échelle nationale, notamment dans les régions du Littoral, Grand Nord, Sud-Ouest, Est, Ouest, avec un choc économique considérable.

Des chiffres d’affaires de pertes

Selon le rapport du Gecam, la crise a entrainé une contraction moyenne du chiffre d’affaires de 33,5%, correspondant à une perte directe estimée à 202,2 milliards Fcfa, (soit 0.6% du Pib 2025), dont 160,5 milliards Fcfa imputables à la seule ville de Douala. « Les finances publiques ont également été affectées avec un manque à gagner fiscal immédiat évalué à 43,3 milliards Fcfa, principalement au titre de la Tva et de l’impôt sur les sociétés. Les secteurs les plus touchés sont l’hôtellerie et la restauration (-53,3%), la construction (-44,6%), l’industrie et l’Energie (-39,8%). En outre, 24 entreprises de l’échantillon ont signalé des dommages matériels (vol, destruction, incendie) pour un montant estimé à 9,156 milliards Fcfa. Les secteurs du commerce et de la distribution figurent parmi les plus touchés », énumère le rapport.

La crise a également entraîné une perturbation logistique et une hausse des coûts, traduits notamment traduite par le blocage des flux logistiques affectant particulièrement l’agriculture (86%) et l’industrie (74%) ; une poussée inflationniste significative avec un taux moyen de 20,1% dans les entreprises et jusqu’à 32,5% dans le secteur agricole ; des arrêts d’activité ayant concerné 75% des entreprises. Et les finances des entreprises en ont forcément pris un coup.

« 44% des entreprises déclarent ne plus être à mesure d’honorer leurs obligations fiscales, 45% leurs charges sociales, 40% leurs échéances bancaires. Au total, 30% des entreprises indiquent une incapacité à faire face à ces trois catégories d’engorgement », révèle le rapport. Conséquence, « 17,3% des entreprises ont procédé à des réductions d’effectifs ; 81% des entreprises qualifient la situation de fragile, critique et très préoccupante, avec un sentiment de pessimisme des dirigeants allant jusqu’à 50% dans le secteur de l’hôtellerie », lit-on dans le rapport qui propose des recommandations stratégiques.

Les quatre recommandations présentées comme leviers de relance identifiés comme prioritaires par les chefs d’entreprises se déclinent comme suit. Le rapport recommande des mesures fiscales d’urgence (72% des citations) : allègement ciblés, moratoires sur les contrôles et report des échéances afin de soulager la trésorerie des entreprises ; un Soutien financier (51%) : mobilisation des lignes de financement incluant subventions et lignes de crédit avec une attention particulière portée aux Très petites entreprises (Tpe) (63% en demandent) ; des infrastructures et sécurité (46% et 45%) : réhabilitation des outils de production endommagées et renforcement de la sécurisation des zones économiques ; et une suspension temporaire des contrôles routiers sur les principaux corridors afin de rétablir la fluidité des échanges

Evaluation

Le rapport note que pendant cette crise post-électorale, les entreprises, confrontées à l’interruption des flux logistiques, a des fermetures temporaires ou prolongées et une baisse marquée de la fréquentation, ont subi un choc économique d’ampleur mettant en évidence des vulnérabilités ainsi que des capacités de résiliences inégales. A cet égard, 94% des entreprises interrogées déclarent avoir été affectées directement ou indirectement par ces évènements. C’est pour objectiver ces impacts que le Gecam a conduit une évaluation approfondie visant doublement à mesurer les conséquences socio-économiques immédiates de la crise et formuler des recommandations opérationnelles visant à une relance rapide, inclusive et durable.

Pour ce qui est de la méthodologie, l’étude repose sur une enquête quantitative menée du 06 novembre au 2 décembre 2025 auprès de 289 entreprises membres et non membres du Gecam représentant un poids économique significatif et un chiffre d’affaires cumulées de 4 825 milliards Fcfa, complété par des entretiens qualitatifs avec 11 organisations professionnelles clés. 78% des répondants étaient à Douala, épicentre de la crise. Au total, l’échantillon est composé de 56% des Pme, 28% des Tpe et 16% des Grandes entreprises. Le résumé en images 

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Hébreux 9 versé 27

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Written by BLAISE DEUMO

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