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Loi de finances 2026 : Les contraintes à son exécution que relève le Gecam

Le patronat note que la dette élevée, le pessimisme des opérateurs, les effets de la crise post-électorale, le blocus au port de Douala pourraient entraver l’exécution de cette loi. Dans la note d’analyse, le patronat fait une lecture de l’exécution de la loi de finances et propose des solutions pour permettre la relance économique par elle souhaitée.

 

 

Le Groupement Entreprises du Cameroun vient de rendre public sa Note d’analyse de la loi de finances 2026 et de ses circulaires de préparation et d’exécution. Dans le document de 19 pages, le patronat se prononce sur l’exécution de la loi de finance et les éventuels obstacles à son exécution optimale. Equilibrée en recettes et en dépenses à 8 683 milliards de FCFA, en hausse de 13,2 % par rapport à 2025, (soit 2 une augmentation de plus de 1000 milliards), la Loi de Finances 2026 s’inscrit dans un contexte de relance économique prudente, marqué par la pression croissante du service de la dette et la poursuite des objectifs de la SND30.

L’inflation

Pour les entreprises, cette loi présente à la fois des opportunités réelles et des risques importants, principalement liés à l’exécution du budget, à la pression fiscale et à la rigidité croissante des dépenses publiques. D’après le document, « la croissance économique est projetée à 4,3 % en 2026, contre 3,9 % en 2025. Elle serait tirée principalement par l’énergie, les infrastructures et l’industrialisation. Cette hypothèse est globalement crédible, à condition que les investissements publics programmés soient effectivement réalisés et en l’absence de chocs majeurs », prévient le patronat qui émet quelques inquiétudes.

Toutefois, le Gecam regrette que l’impact économique de la crise post-électorale d’octobre-novembre 2025, n’ait « pas été suffisamment pris en compte, alors même qu’elle a affecté le niveau d’activité, la trésorerie des entreprises et les recettes fiscales. Cette omission accroît significativement le risque de surestimation de la croissance, de tensions budgétaires, de pressions fiscales sur le secteur formel et d’arriérés de paiement », met en garde le Gecam. Autre inquiétude soulignée par le patronat, l’inflation. « L’objectif d’inflation fixé à 3 % est cohérent avec les engagements communautaires. Toutefois, les entreprises resteront exposées à l’inflation importée, aux coûts logistiques élevés et aux contraintes énergétiques, tant que les réformes structurelles engagées n’auront pas d’effets concrets et mesurables sur les coûts de production », prévient Celestin Tawamba.

Endettement

Toutefois, la contrainte majeur reste « la forte hausse du service de la dette, qui augmente de près de 560 milliards FCFA en un an », fait remarquer le Gecam d’après qui « elle (la dette) réduit les marges disponibles pour financer les dépenses productives et pourrait, à moyen terme, affecter négativement le climat des affaires et la capacité de l’Etat à soutenir l’activité économique », met en garde le Gecam.

Crise post- électorale : le GECAM note des milliards Fcfa de perte

Le Gecam s’inquiète egalement de ce que le budget confirme une dynamique prévisionnelle optimiste qui semble volontairement ignorer les ajustements successifs effectués depuis quelques années sur la Loi de finances en cours d’exercice (collectifs budgétaires). « Depuis 2018, le Cameroun a systématiquement opéré des ajustements à la hausse du budget en cours d’exercice. Il peut donc sembler curieux que d’année en année, les nouvelles prévisions ne tiennent point en considération ces ajustements récurrents pour s’appuyer systématiquement sur la précédente prévision. Ces prévisions budgétaires, allant de 10 à 15% chaque année depuis 2018, ont créé un environnement d’incertitude pour les investisseurs et les acteurs économiques, compromettant ainsi la planification stratégique et l’exécution des projets de développement », écrit le patronat.

Craintes des operateurs

Le Gecam note que le budget table sur une prévision d’accroissement des recettes de 1 014 milliards de FCFA, dont 256 milliards au titre des impôts et taxes intérieurs sur les biens et services. Une prévision qui s’appuie implicitement sur une hypothèse d’amélioration significative du chiffre d’affaires des entreprises et, par extension, de la demande intérieure. « Toutefois, elle semble ignorer les signaux négatifs, notamment le pessimisme des opérateurs économiques quant à l’évolution de leurs activités. Ce pessimisme s’est mué en attentisme depuis le quatrième trimestre 2025, en raison du contexte politique et des incidences de la crise post-électorale sur les entreprises. De plus, le projet de loi n’envoie pas suffisamment de signal positif concernant le soutien au pouvoir d’achat ou la résorption de l’informel », précise le document.

Tensions au port

La conjoncture de ce début du premier trimestre, marquée par des tensions sur la place portuaire, constitue, note le document, autant de motifs qui augurent de performances modestes pour les entreprises. Il est donc à craindre, selon le Gecam, que la réalité de l’activité économique ne soit pas cohérente avec ces prévisions, débouchant au contraire sur un accroissement du stress fiscal pour les acteurs formels, du fait de la rigidité à la baisse des objectifs de recouvrement

Energie électrique : pourquoi les coupures d’électricité persistent

L’analyse de la loi de finance faite par le Gecam porte egalement sur plusieurs autres points : la hausse de l’endettement ; la gestion de la dette qui est devenu la priorité du budget au détriment de l’investissement ; la gouvernance et le contrôle du climat des affaires ; l’élargissement de l’assiette fiscale et la pression sur le formel ; l’impact de la douane et de la fiscalité sur la compétitivité…

Le Gecam, pour sa part, renouvelle sa proposition d’engager, dans le cadre des travaux du Comité permanent de concertation sur les questions fiscales et douanières, une refonte globale et concertée du Code Général des Impôts en vue d’une véritable réforme fiscale d’ensemble orientée vers une fiscalité de développement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« La vie et la mort après ce monde il y a deux royaumes : le royaume de la mort éternelle et le royaume de la vie éternelle, quel est ton choix ?

Hébreux 9 verset 27

Repentez-vous et acceptez Dieu dans votre vie comme votre Dieu, votre père, votre créateur, Jésus Christ comme votre seigneur et sauveur personnel et le Saint-Esprit comme le garant de votre salut et tu seras sauvé. Aimez-vous les uns les autres pour continuer à recevoir la parole de Dieu à partie de vos téléphones+237679612752 »

Written by BLAISE DEUMO

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