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Affaire Martinez Zogo: compte rendu intégral de l’audience du lundi 13 juillet 2026 au tribunal militaire de yaounde

L’audience criminelle spéciale de la session des 13 et 14 juillet 2026 du *TMY* a été déclarée ouverte à 12h20 par le Président Missé.

Il était question pour Me Jacques Mbuny de poursuivre le contre-interrogatoire du témoin.

Q/ Est-ce que vous savez que le Colonel Ndanwé est poursuivi pour assassinat ?

R/ Oui.

Q/ Est-ce que vous reconnaissez par vos écrits que le colonel Ndanwé a participé à l’assassinat ?

R / Je ne réponds pas à cette question.

Q/ Du 11 janvier au 26 janvier 2023, les conversations que monsieur Ndanwé a eues traitaient de quoi ?

R/ Ces conversations avaient trait à des questions professionnelles.

Q/ Est-ce que vous confirmez qu’ils ont continué de travailler sur le plan professionnel ?

R/ C’est ce qu’il ressort de mes travaux.

Q/ Est-ce à dire que vous avez trouvé d’autres conversations entre Monsieur Eko Eko et Justin Ndanwé et que vous avez jugé inutile de les relever ?

R/ : Oui. Cependant, ils ont échangé.

🔴Me Clément Ananga

Q/ Avant cette procédure, connaissiez-vous Martin Savom ?

R/ D’ une certaine manière. Oui. On a voyagé une fois pour Israël.

Q/ Est-ce l’unique fois que vous êtes vus ?

R/ Oui. En dehors de la circulation, on pouvait se dire bonjour, bonsoir.
Par ailleurs, on s’était rencontrés dans un restaurant qu’on appelle le Pignou à Bastos.

Q / Dans ce cadre-là, vous êtes arrivé à lui demander un service ?

R / Pas directement. Mais les Israéliens organisaient un séminaire sur les armes cybernétiques. Mon patron de l’époque m’avait refusé l’autorisation de sortir. Et c’est grâce aux Israéliens, par Martin Savom, que j’avais eu l’autorisation de sortir.

Q/On peut déduire qu’il vous a rendu service ?

R/ Vous pouvez dire cela.

Q/ Vous est-il arrivé qu’il vous refuse de rendre service ?

R/ Non.

Q/ Dans la Page 4. Vous évoquiez que c’est un personnage à la renommée assez controversée.

R/ Maître, ignorons ce passage

🔴Le Président du tribunal : Vous avez produit un rapport, il faut répondre aux questions.

Q/ Alors, est-ce que ce ne sont pas ces rumeurs qui ont fait en sorte qu’il se retrouve dans cette affaire ?

R/ Non. C’est le juge d’instruction Sikati qui a travaillé sur la base de certains éléments.

Q/ Il se pourrait que Biloa Nkolo et Martin Savon se soient rencontrés.

Q / N’est-ce pas là leur interpellation ?

R/ Non.

Q/ Pouvez-vous dire au tribunal les investigations que vous avez menées qui vous ont conduit à cette hypothèse ?

R/ Martin Savon a appelé
Martinez Zogo. Biloa et lui se sont vus. Biloa et lui se sont parlés aussi, voilà.

Q/ Pouvez-vous dire quelle a été la durée du coup de fil entre les deux ?

R/ C’était un appel en absence.

Q/ Donc le simple fait que Martin Savom a voulu joindre Martinez Zogo fait de lui un suspect?

R/ Silence radio.

Q/ Hier vous avez dit que Martin Savom est celui-là qui a conduit le deuxième commando. Aujourd’hui vous dites qu’il n’y a pas eu de second commando ?

R/ Non. Le deuxième commando n’existe pas.

Q/ Qu’est-ce que vous faites de Martin Savom aujourd’hui ?

R/ J’ai dit qu’il pourrait avoir conduit.

Q/ Vous avez trouvé quelque chose d’autre qui fait de lui un suspect ?
R/ Je l’ai vu dans le téléphone de Justin Danwe.

Q/ Savez-vous que le numéro de téléphone de l’épouse de Martin Savom, évoqué par maître Mbuny, était dans le téléphone de Justin Danwe ?

R/ Non.

Q/ Vous trouvez cela suspect ?

R/ silence radio.

Q/ Maintenant que vous savez que son épouse s’appelle Essouma…

Vous concluez qu’il n’y a pas de second commando ? Considérez-vous le encore comme suspect ?

R/ Pour répondre à votre question, je devrais avoir accès au téléphone de Justin Danwe qui a été saboté.

🔴Me Trésor Ebong

Q/ Pouvez-vous donner au tribunal les éléments numériques qui attestent que Martin Savom est impliqué dans le dossier d’assassinat de Martinez Zogo ?

R/ Je suis resté sur les interrogations.

Q/ Y a-t-il une différence entre recommandations et informations ?

R/ Bien sûr.

Q/ Le juge vous avait demandé les informations et vous, vous faites les recommandations?

R/ Non, mon enquête n’était pas achevée.

🔴 Maître Mireille

Q/ Vous avez manqué de temps. Vous avez manqué même d’argent, d’accord.

Q/ Quel crédit pouvon-nous nous donner à vos travaux?

R/ Madame, mettez le crédit que vous voulez.
J’ai fait le choix des logiciels en fonction de mes moyens. Pour ce qui concerne l’argent. Pour le temps, le juge d’instruction conditionnait le mien.

Q/ Ce sont ces étapes qui vous ont entraînée à produire un rapport aussi bâclé, indigeste ?

R/ Ah madame, continuez. Çca va sotir dans les réseaux sociaux.

🔴Maître Elanga Marcelin

Q/ Confirmez-vous l’hypothèse du second commando, vous avez dit que vous avez été suivi par le juge Sikati ?

R/ Laissez tomber cette histoire maître.

Q/ Votre expertise a démontré que vos mes clients, Tongué et Daouda, ont été localisés dans la zone du crime ?
R/ Non.

Q/ Savez-vous que la commission d’enquête mixte a retenu l’infraction de torture et que le tribunal a retenu l’infraction de complicité de torture ?

R/ Non.

Q/ Et pour le second commando ?

R/ Maître, laissez cette affaire.

🔴Maître Bambia

Q/Vous mettez quoi dans « commando » ?

R// Ce sont les membres de l’équipe.

🔴Maître Seri

Q/ Vous confirmez que les échanges entre monsieur Eko Eko et Ndanwe étaient professionnels ?

R/ Oui.

Q/ Les quatre agents détachés à Salak et à Izongo étaient à la demande de Justin Ndanwe ?

R/ oui.

Il avait sollicité par une demande pour stage.

Q/ Entre le 13 et le 26, janvier 2023 il y a eu 46 interactions. Ces demandes relevaient d’une mission ou d’une opération ?

R/ Ce sont des échanges professionnels.

Q/ Le 18 janvier 2023, monsieur Eko Eko a contacté Ndanwé à quelle heure ?

R/ À 7h43.

Q/ Il était question d’une audience que monsieur Eko Eko devait lui accorder ?

R/ Non.

Q/ Un lien quelconque avec Martinez Zogo ?

R/ Non.

Q/ Le 23 janvier 2023, dites-nous un peu. Il y a eu des échanges ?

R/ Je n’ai pas d’échange entre monsieur Ndanwé et monsieur Eko, ni de rencontre.

R/ Au regard de toute votre expertise, est-il ressorti dans vos constatations une mention de Martinez Zogo ?

R/ Non.

🔴Maître Tchoungang : Nous n’avons pas de question à poser à l’expert car nous sommes en parfait accord avec ses conclusions.

Accusé Maxime Léopold Eko Eko

Q/ Confirmez-vous que ces messages ne viennent pas de moi ? « Il y a un Prado noire qui est bloque ma piolle » ?

R/ Non.

Q/ Puisque nous sommes dans le forensique numérique, entre moi et le colonel Ndanwé, qui envoyait les SMS ?

R/ C’est le colonel Ndanwé qui était l’initiateur.

Q/ Est-ce que monsieur Eko Eko a réagi au SMS de monsieur Ndanwé ?

R/ Non.

Q/ En tant qu’expert, connaissez-vous une entreprise capable de résister à une réquisition du tribunal militaire ?

R/ non.

Q/ Soutenez-vous que le deuxième commando n’a jamais existé ?

R/ Oui.

Q/ Sur quelle base ?

R/ Sur la base des déductions.

Q/ Les téléphones qui vous ont été remis appartenant à monsieur Eko Eko vous ont-elles été remis non exploitables ?

R/ Non

Q/ Ceux de monsieur Ndanwé ont été rendus non exploitables ?

R/ Oui. Sabotés.

Q/ Ces téléphones rendaient la perte des données irréversibles ?

R/ Non.

Q/ Avez-vous pu retrouver le numéro de Martin Savom dans le téléphone de Justin NDanwé

R/ Oui.

Q/ Ce genre de modifications pouvait-il être fait par un expert pour rendre le téléphone impropre ?

R/ Non. C’était fait à dessein.

Q_ À quelle date les téléphones de Martinez Zogo vous ont-ils été remis pour expertise ?

R/ C’était le 17 juillet 2023.

Q/ Avez-vous constaté des traitements modificatifs ?

R/ Non.

Q/ Confirmez-vous que Martinez Zogo utilisait la version WhatsApp 202 S pour la réception et l’émission de ses messages WhatsApp ?

R/ Oui.

R/ Confirmez-vous votre constatation C4 ?

R/ Oui.

Q/ Confirmez-vous que Biloa était un contact du 202 S ?

R/ Oui.

Q/ C’est la dernière personne de l’avoir vu ?
R/ Oui.

R/ Quel lien faites-vous entre Biloa et Sidoine?

R/ Aucun.

🔴Note du greffe : Qu’il soit noté dans votre plumitif qu’en décembre 2022, un sale coup était en préparation dont on ne connaît ni la cible ni le contenu.

Confirmez-vous qu’il a parlé des détournements et des luttes de clans dans le serail ?
R/ oui

L’audience a été suspendue à 15h40 pour permettre à l’expert de souffler.

À la reprise de l’audience, le ministère public a posé quelques questions que nous avons entendues.

Après ce rapport sanctionné par le point 4 : Q/ Avez-vous mené d’autres investigations sur la piste du deuxième commando ?

R/ Non.

Q/ Lorsque le juge vous a commis, vous a-t-il parlé des faits d’assassinat ?

R/ Non.

Il était donc question à ce moment-là que l’expert remette ses rapports, ses travaux.

Me Ashu est donc d’abord intervenu pour dire qu’il ne comprend toujours pas la notion « exploitation » et « explorer » un téléphone.

Le ministère public a ensuite demandé à l’expert s’il peut produire ses rapports? Il a repondu: je livre mon rapport. C’est le volume 1 et 2. Ça fait à peu près 150 pages.

Pour ce rapport, Maître Kenmoe a donc évoqué l’Art 215 du Code de procédure pénale concernant ce rapport, problématique pour certains.

Maître Claude Assira a tout simplement sollicité son retrait parce que certaines phrases que l’expert avait lues durant son interrogatoire ne figuraient pas dans le rapport.

Le Président du Tribunal Militaire a donc estimé qu’il faut admettre ces deux rapports.

Ces rapports ont été admis.
Le volume 1 a été admis sous la marque d’identification PAC 1 et le volume 2 a été admis sous la marque d’identification PAC 2.

Après l’audition du 33ᵉ témoin, l’expert Oloumou Jean-Pierre, le Président a demandé au ministère public d’appeler le témoin suivant.

Le ministère public, représenté par Cerlin Belinga, a indiqué que c’est initialement le Colonel Ayiss qui devait comparaître.
Mais pour des raisons professionnelles, il n’ont pas pu être présent.

Afin d’éviter les lenteurs judiciaires, c’est plutôt le Colonel Otoulou qui a été appelé à la barre.

Le Colonel Otoulou s’est présenté tel un vrai militaire : ancré, serein, calme, posé, confiant et souriant.

Malheureusement, son examenation in chief n’a pas pu commencer.
Me Hosanna a évoqué l’état de santé de son client, Léopold Maxime Eko Eko, et a sollicité une suspension d’audience.

L’audience a donc été suspendue à 19h00 et renvoyée au *lendemain à 10h00 pour l’examination In Chief du Colonel Otoulou.

Le Colonel Otoulou, qui faisait partie intégrante de la commission d’enquête mixte Police-Gendarmerie alors qu’il venait à peine d’être nommé Collégion Centre , livrera sa version des faits dans son entièreté . Qu’a-t-il vu , entend et appris de chaque accusé lors de ses enquêtes?

 

 

Jn 14:18 2, Que votre coeur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place.

LA VIE ET LA MORT

Quel est ton choix ?

Il y a deux royaumes, le royaume de la vie et le royaume de la mort. La vie viens de Dieu et la mort vient du Diable (satan). Tu dois savoir qu’il y a la vie et il y a la mort et aussi il ya deux chemins, le chemin de la vie (Paradis) et le chemin de la mort (le feu). Tu dois faire ton choix car le choix ne se fait pas après la mort mais étant vivant et conscient (Heb 9v27).

Comprend que Dieu t’aime et voudrais que tu l’acceptes comme ton Dieu et Jésus comme ton Seigneur et sauveur personnel pour hériter la vie éternelle. (Jn 14v1-3)

Alors qui sera ton éternité ? Dieu ou satan? (Jean 17v3).

Que Dieu vous bénisse.
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Written by Bled Tamekem

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