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Gouvernance foncière : La Socapalm restitue plus de 2 566 hectares à l’État.

L’opération conclue en présence du préfet du Moungo constitue une avancée majeure dans le processus de clarification foncière engagé par l’entreprise qui apaise ainsi les tensions liées aux questions foncières.

Par Blaise Deumo

 

C’est exactement une superficie évaluée à 2 566 hectares 93 ares 49 centiares qui a été restituée a l’Etat du Cameroun par la Société Camerounaise de Palmeraies (Socapalm). L’operation conclue le 21 janvier 2026, sous la conduite du Préfet du Moungo, au cours d’une séance de concertation tripartite s’est tenue à Dibombari. Outre les autorités administratives, les travaux ont réunis les élus locaux, les autorités traditionnelles, les élites et les représentants des communautés riveraines, en présence de la Socapalm.

Ainsi, sur une concession initiale de 11 210 hectares 41 ares 01 centiare, la superficie actuellement conservée par la Socapalm à Dibombari, après cette restitution, est désormais de 8 643 hectares 47 ares 52 centiares. Avec cette restitution, « la Socapalm a franchi une étape importante dans le processus de clarification foncière engagé depuis 2017 sur l’ensemble de ses sites, avec la restitution effective d’une partie de sa concession à l’État du Cameroun à Dibombari, dans le département du Moungo », explique la responsable de la communication de la Socapalm, Barbara Lienoue.

En toute transparence

La rencontre s’inscrit dans une dynamique de dialogue permanent et de transparence visant à apaiser les tensions liées aux questions foncières et à bâtir des solutions durables. À cette occasion, les services cadastraux ont officiellement présenté le rapport issu des travaux de délimitation et de densification des bornes réalisés sur la concession de l’État mise à bail à la Socapalm. Ces travaux, menés à l’initiative de la Socapalm, avaient pour objectif de clarifier de manière précise les limites foncières et d’identifier les superficies effectivement exploitées. Et les résultats présentés marquent une avancée significative.

Acces à l’information : l’exemple qui vient de la Socapalm

A en croire la responsable de la Communication de la Socapalm, cette restitution volontaire des surfaces non exploitées traduit la volonté affirmée de la Socapalm de travailler en toute transparence avec les pouvoirs publics et les communautés riveraines, afin de clarifier durablement une problématique foncière qui a pu, par le passé, être source d’incompréhensions et de tensions locales. La Socapalm réaffirme par la même occasion que ce processus de restitution des surfaces non exploitées au terme du processus de révision de ces surfaces s’étendra progressivement à l’ensemble de ses différents sites. Cette démarche globale vise, à termes, à renforcer la confiance avec les riverains et l’administration, à sécuriser le foncier de l’État et à favoriser une cohabitation harmonieuse entre l’entreprise, les communautés riveraines et les autorités.

Restitution des surfaces, baisse de la production

À travers cette initiative, la Socapalm confirme son engagement en faveur du dialogue, de la concertation et de la co-construction de solutions durables, contribuant ainsi à un développement local partagé et responsable. Surtout que c’est depuis 2017 que la Socapalm a initié le processus de clarification foncière et de restitution d’une partie de sa concession a l’Etat. Une restitution des terres a l’Etat qui va progressivement réduire la production nationale d’huile de palme et accroitre les importations.

Production d’huile de palme : la Socapalm veut franchir le cap de 200 000 tonnes par an

« Pour produire plus, il faut agrandir la plantation. On ne peut pas faire de palmeraies sans enlever quelques arbres. Nous sommes dans une situation complexe. Il y a des réalités qui sont très complexes. Nous sommes obligés de respecter la réglementation tout en faisant des efforts de produire plus d’huile de palme. Nous avons besoin de l’huile de palme et la demande est très forte. On nous demande de ne pas agrandir les plantations. On fait donc comment pour avoir de l’huile de palme ?  Le palmier n’est-il pas un arbre ? », s’interroge Sali Hamadou. Un avis partagé par Jean Marie Biada, actionnaire a la Socapalm d’après qui le principal défis de la Socapalm c’est d’accroitre sa production, ce qui passe par l’accroissement des surfaces cultivées.

 

Written by BLAISE DEUMO

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