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Affaire Dr Christian Fouelefack sur le meurtre de son épouse : compte rendu de l’audience du 6 avril

Affaire ministère public, Tchamba Martin, Teukam Wamba Samuel contre Fouelefack Tsamo Dénis Christian :

9h15. Appel de l’affaire puis renvoi en cours d’audience pour 14h par le juge No 1, membre de la collégialité.

14h06: entrée de la collégialité.
L’accusé est appelé à la barre.

Président du Tribunal: Contrairement á ce que les reseaux sociaux disent, nous avons rabattu ce dossier parce que nous avons jugé qu’il y ‘avait des éléments qui devaient encore être compris et éclaircis.

Le président du Tribunal à l’accusé:
D’après vous, votre femme est décédée des suites de quoi?

Accusé : D’une mort naturelle

P.T : C’est à dire? Quelle est la cause du décès de votre épouse ?

Accusé: C’est à dire qu’elle est morte d’une mort naturelle, de sa bonne mort. Qu’elle a eu un malaise et en est décédée.

P.T: A quelle heure est décédée votre épouse ?

Accusé : Je ne sais pas. Entre 16h ou 17h.

P.T: Vous n’admettez plus l’hypothese de la chute?

Accusé: Monsieur le Président, j’ai déjà dit ici que quand je l’ai trouvé dans la chambre, elle était couchée au sol du côté gauche, sur sa main gauche. J’ai donc supposé qu’elle a eu un malaise et est morte.

P.T: Vous avez précédemment affirmé qu’elle était morte d’une chute.
Accusé: Monsieur le Président, je n’ai jamais rien affirmé avec certitude. J’ai dit à maintes reprises que les enfants m’ont appelé en disant papa viens vite à la maison, maman est tombée. Arrivé à la maison, je l’ai trouvé couchée à la douche position latérale gauche. J’ai supposé qu’elle pouvait avoir eu un malaise où être tombée. Je n’étais pas là pour parler avec exactitude.
Les enfants ont rapporté qu’ils étaient dans la Chambre avec leur mère qui leur a demandé de sortir, qu’elle veut dresser le lit. Elle est restée dans la chambre avec le plus petit. C’est à ce dernier qu’elle a demandé d’aller chercher de l’eau à boire. A son retour il a trouvé sa maman couchée et a appelé ses frères. C’est sur cette base que j’ai dit qu’elle a sans doute eu un malaise.
P.T : Vous rejetez l’hypothèse d’une mort violente évoquée par la seconde autopsie. La mort de la victime pourrait être surgi 24 h après le choc. C’est ce que le second médecin légiste avait affirmé ici. Dites nous à quelle heure vous avez reçu l’appel de vos enfants?
Accusé : Je ne comprends pas exactement ce que vous me demandez.
Accusé :
J’ai reçu l’appel entre 16 et 17h.

Avocat de la Défense:
Me Sandrine Sokeng:

Mr le Président permettez nous de vous interrompre, les 02 médecins légistes présents ici nous avaient dit que la victime ne pouvait pas supporter plus de 30 minutes après avoir reçu le choc fatal. Ils n’ont jamais parlé de 24h. Je parle ici sous le contrôle de mes confréres de l’accusation. Vous êtes sans doute entrain de vous tromper. Je ne peux pas vous laisser emmener mon client à dire ce qu’il n’a pas dit.

P.T: Pouvez-vous nous apporter la preuve de ce que le légiste avait clairement dit? Et là date exacte ?
Me Sandrine : Oui. Laissez-moi fouiller.

Me Bobda :
Monsieur le Président, tout se passe désormais comme si vous avez votre verdict et vous voulez juste des éléments pour confirmer votre verdict. Lisez le simplement qu’on en finisse. Cette inquisition est inacceptable. Vous inversez les rôles. Vous demandez à un accusé d’apporter la preuve de son innocence au lieu d’apporter la preuve de sa culpabilité. C’est inacceptable et nous ne pouvons plus tolérer cela. Si vous voulez tant avoir des précisions pourquoi ne faites vous pas comparaître les enfants? Ils ne sont pas si petits. Les enfants ont dit ce qu’ils ont vécu. Ça ne vous suffit pas ?
P.T.: Vous nous accusez de suspicion.

Me Bobda:
Oui, de suspicion légitime.

P.T.:
Vous pouvez écrire pour demander de me retirer de cette affaire parce que je ne peux pas supporter une telle insulte.

Me Bobda:
Monsieur le Président, retirez vous si vous voulez. Nous allons d’ailleurs écrire pour cela. Nous ne pouvons plus supporter de nous taire. Ce qui se passe est inadmissible.

P.T.
Je suis un humain hein. Je vais écrire à ma hiérarchie pour rendre compte et demander qu’on me retire de cette affaire et vous irez là où les gens sont objectifs.

Me Bobda : écrivez monsieur le Président.
Écrivez même à Etoudi.

Accusation:
Me Kenfack.
Mr le Président, nous ne sommes pas habitué qu’après une réouverture des débats , c’est le Tribunal qui commence avec les questions. Mais, dans ce cas notre consœur , devrait attendre que vous finissiez avec les questions avant de faire des objections ou de poser les questions. La question que je me pose est de savoir si on liste les enfants dans la liste des témoins qui ont été cités. Je suis surpris que le tribunal se laisse couper. Le tribunal devait rejeter l’objectif de la défense et continuer. Nous avions pourtant demandé avec insistance à la défense de faire venir ses témoins pour les interroger ici.

Me Sandrine :
Nous n’avons aucune leçon à recevoir de vous cher confrère. Nous ne pouvons pas laisser le Président se tromper sur ce qui a été dit ici et attribuer à notre client les propos qui ne sont pas siens. Nous ne comprenons pas la démarche du Tribunal.

Me Bobda:
Cher confrère vous n’avez aucune leçon à nous donner. Vous faites vos observations sans nous dire ce que nous devons faire. Vous n’avez pas qualité pour nous donner des leçons de droit.

P.T.
Me Bobda confisquez alors la parole.

Ministère Public: Je voudrais relever que l’article 373 , alinéa 1 et 2
lecture faite …..

Nous disons donc qu’en vertu de cela le Tribunal peut poser des questions et les différents conseils doivent aussi le faire.

Silence dans la salle, rebondissement de l’avocat de la défense.

Me Bouopda qui trouve que le Président du Tribunal n’est pas impartial dans cette affaire.

….tensions…

Le P.T.
Je suis un humain. Je ne me sens plus à l’aise de continuer avec de telles accusations. Depuis 8 ans que j’exerce dans ce tribunal on ne m’a jamais qualifié ainsi. Est-ce que vous retirez vos propos?

Me Bobda : Je maintiens mes propos. Mon client est déjà à deux ans de détention. Si cette affaire doit finir à la cour suprême, nous irons jusqu’au bout pour défendre la vérité.

P.T. Je suis un humain. Et j’en fais désormais une affaire personnelle. Je ne peux pas rester insensible à ce que vous venez de dire. Je ne peux pas rester insensible à ce genre de propos. Je suis hors de moi. Je ne peux pas continuer sans tenir compte de ce que vous pensez de moi. Sachez que je ne recherche que la vérité. Il fallait attendre que j’aille jusqu’au bout de ma démarche. Je ne peux d’ailleurs continuer sereinement cette audience. Je pense que vous irez chercher les gens plus objectifs ailleurs.

Me Bobda: Monsieur le Président, qu’entendez vous par suspicion légitime? Nous avons été assez calme dans ce dossier parce que nous connaissions la vérité de notre côté. Cette suspicion légitime est désormais fondée.

Silence de mort.

Me Bobda:
Nous pensons que cette audience doit d’ailleurs être renvoyée pour nous laisser le temps d’écrire pour signifier notre suspicion légitime.

PT:
Ce n’est pas vous qui nous dites ce que nous devons faire.

Le Président écrit… longtemps.

Renvoi le 25 mai 2026 pour suite des débats.

Explications du P.T.
Ne pensez pas que nous renvoyons la date d’audience aussi loin parce que nous sommes fâchés. Nous aurons pu renvoyer au 4 mai, mais nous partons en congés dès la fin du mois d’avril donc nous ne serons pas là le 4 mai. C’est pour cela que nous renvoyons au 24 mai.
Murmures dans la salle.

Fin d’audience à 15h passé.

Par CK

 

La vie et la mort après ce monde il y a deux royaumes le royaume de la mort éternelle et le royaume de la vie éternelle quelle est ton choix ?

Hébreux 9 versé 27

Repentez-vous et acceptez Dieu dans votre vie comme votre Dieu, votre père,votre créateur, Jésus Christ comme votre seigneur et sauveur personnel et le Saint-Esprit comme le garant de votre salut et tu seras sauvé. aime vous les un les autres pour continuer à recevoir la parole de Dieu à partie de vos téléphones+237679612752

Written by Bled Tamekem

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