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Martap : 43 vautours retrouvés morts

Des vautours morts

Le ministre des Forêts et de la Faune a prescrit une enquête afin de faire la lumière sur le décès de ces oiseaux protégés. La découverte a été faite sur le site d’exploitation de la bauxite.

Blaise Deumo

 

43 dépouilles de vautours africains à dos blanc, espèce totalement protégée et classée en annexe 1 de la convention Internationale sur le Commerce des espèces de flore et de faune menacées d’extinction, ont été découverts dans la localité de Martap, département de la Vina, région de l’Adamaoua, au plateau Danielle, site de l’exploitation de la bauxite de Minim-Martap. Apres la descente des autorités administratives locales sur les lieux de cette découverte, une enquête a été prescrite par le ministre des Forêts et de la Faune (Minfof), Jules Doret Ndongo, afin de déterminer les causes de ces morts suspectes. Le Minfof a par ailleurs instruit l’incinération des cadavres afin de prévenir la propagation éventuelle des zoonoses.

Le vautour africain à dos blanc, espèce protégée,  scientifiquement appelée Gyps Africanus est un grand rapace nécrophage africain, reconnaissable à son dos blanchâtre contrastant à son plumage sombre et sa collerette blanche autour du cou. Selon des experts environnementaux, c’est un « éboueur de la nature », en ce qu’il se nourrit des carcasses d’animaux dans les savanes, ce qui lui permet en même temps de nettoyer lesdites carcasses. Des morts non encore expliquées qui placent ces vautours en situation de danger critique d’extinction, mais également du fait des empoisonnements, de la persécution et de la perte d’habitat, selon des experts.

L’hypothèse de l’empoisonnement est par ailleurs évoquée par un chercheur écologique. A en croire ce dernier, « un empoisonnement peut décimer une communauté de cette population de vautours ». Il explique à cet effet que ces vautours pourraient avoir consommés, dans les entourages du lieu de la découverte macabre, une substance nocive et potentiellement mortelle. Cette espèce qui vit seule ou en colonie se nourrit principalement des cadavres. Ces vautours peuvent se rassembler par centaine autour du cadavre d’un gros animal pour se nourrir. « Suivant cette approche, il est donc possible qu’en colonie, ils soient tombés sur la dépouille d’un animal probablement mort par empoisonnement. Et si tel est le cas, ils ont probablement été empoisonnés », note l’expert. Des experts notent également que cette espèce qui vit seule ou en colonie se nourrit principalement des cadavres. Ces oiseaux peuvent se rassembler par centaine autour du cadavre d’un gros animal pour se nourrir. Et que, au quel cas, consommer la dépouille d’un animal mort par empoisonnement pourrait également entrainent leur mort par empoisonnement. Des supputations et analyses que viendront confirmer ou non l’enquête ouverte par le Minfof.

Photo : les vautours morts

Written by BLAISE DEUMO

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