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Production d’huile de palme : la Socapalm veut franchir le cap de 200 000 tonnes par an

noix de palme. produire de l'huile en quantite

L’entreprise veut accroître sa production afin de contribuer à combler le gap et réduire les importations. Malgré les difficultés, l’entreprise entend redoubler d’efforts pour augmenter sa production annuelle qui se chiffrait en 2024 à 165 000 tonnes.

Blaise DEUMO

 

La Société camerounaise de palmeraies (Socapalm) veut accroître sa production d’huile de palme. L’entreprise, acteur majeur de la production d’huile de palme au Cameroun veut revoir à la hausse sa production annuelle qui se situe habituellement en dessous de 200 000 tonnes d’huile de palme. En 2024 par exemple, la Socapalm a produit 165 000 tonnes d’huile de palme. Elle doit donc produire minimum 40 000 tonnes de plus, si elle veut atteindre ces objectifs.

Selon Sali Hamadou, administrateur au sein de la Socapalm, l’objectif pour 2026 est de produire plus de 200 000 tonnes d’huile de palme par an des 2026. L’entreprise compte donc augmenter la production de 2024 qui se chiffrait à 165 000 tonnes pour franchir la barre de 200 000 tonnes d’huile de palme produite. Une hausse qui s’inscrit dans les objectifs de production pour l’année 2026. Concernant la filière huile de palme, le Programme économique et financier présenté par le Premier ministre prévoit une hausse de la production et se fixe un objectif de production additionnelle de 20 500 tonnes d’huile de palme.

Accroître l’espace cultivable

Mais, y parvenir n’est pas une mince affaire. La Socapalm doit combiner à la fois les besoins de production et l’obligation du respect des engagements pris auprès de l’Union Européenne, entre autres, toutes choses qui ne lui permettent pas d’augmenter les surfaces cultivables. Au cours d’un échange avec la presse le 08 janvier 2026 à Douala, les responsables de la Socapalm ont néanmoins promis de relever ce défi. « La filière est organisée pour permettre au pays de s’assurer une certaine sécurité alimentaire en produisant davantage d’huile palme. En tant qu’acteur principal, la Socapalm joue bien son rôle. La Socapalm ne peut pas produire toute l’huile de palme dont le pays a besoin. La filière s’organise, se développe. La Socapalm doit faire de gros efforts pour rester l’acteur principal et contribuer à la bonne régulation du secteur », indiquait le directeur général (Dg) de la Socapalm, Frederic Auge.

Pour accroître la production, le Dg annonce l’usage des techniques culturales qui vont permettre aux palmiers de produire plus. Toutes choses qui ne semblent pas suffisantes, selon Sali Hamadou. « Pour produire plus, il faut agrandir la plantation. On ne peut pas faire de palmeraies sans enlever quelques arbres. Nous sommes dans une situation complexe. On ne peut pas se permettre de faire ce que l’Union Européenne ne veut pas. Il y a des réalités qui sont très complexes. Nous sommes obligés de respecter la réglementation tout en faisant des efforts pour produire plus d’huile de palme. Nous avons besoin d’huile de palme et la demande est très forte. On nous demande de ne pas agrandir les plantations. On fait donc comment pour avoir de l’huile de palme ?  Le palmier n’est-il pas un arbre ? », s’interroge Sali Hamadou.

Acces à l’information: l’exemple qui vient de la Socapalm

Déficit

La difficile augmentation des espaces pour la culture du palmier à huile ne contribue pas à satisfaire la production nationale, celle-ci se chiffrait en 2024 à 447 000 tonnes d’huile de palme. Le déficit, selon les acteurs de la filière, se chiffre quant-à lui à des centaines de milliers de tonnes par an. Une insuffisance chronique qui se traduit par une forte dépendance aux importations. Le pays a importé en 2024, 69 000 tonnes d’huile de palme. Et pour réduire progressivement ces importations d’huile de palme, il faut en produire davantage. La Socapalm qui entend produire plus rassuré met toute sa production à la disposition des camerounais. « La Socapalm ne crée pas une pénurie d’huile pour faire grimper les prix comme on le pense habituellement. La Socapalm met toute sa production à la disposition du marché camerounais. Le prix est homologué par l’Etat à 550 Fcfa le litre. Chaque année, on vise à produire davantage, et pour cette année, nous visons une production de plus de 200 000 tonnes d’huile de palme », rassure la chargée de la communication de la Socapalm, Rousselle Barbara Lienoue.

 

 

Written by BLAISE DEUMO

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