
Après les Miss’s Aghate Nomgne ,Lucresse Ntep et Julie Nguimfack respectivement en 2002, 2009 et 2016 , c’est au tour de Josiane Golonga , Miss Cameroun 2025 de se voir decouronner par le Comité Miss Cameroun (COMICA ) créé et dirigé par Dame Ingrid Amougou, dont le caractère dictatorial et surtout son envie constante d’humilier et « ÉTEINDRE » socialement les Miss qui préfèrent autres choses que ce qu’elle propose, se fait ressentir dans ses sorties officielles musclées avec l’aide de ses conseils et le silence complice de l’administration camerounaise….
Si jusqu’à présent les raisons des destitutions de nos reines de la beauté restent floues, depuis la Miss Aghate en 2002, un problème de moeurs est toujours revenu au bout des lèvres. Pour certains membres de la société civile et les curieux critiques, le concept de Miss est bien plus que la façade qu’on fait croire au peuple.
Entre placements s€xuels, exploitation à travers le code de conduite savamment monté pour la circonstance avec une exclusivité jugée excessive, le risque de requalification en contrat de travail et autres, le concept Miss Cameroun apparaît plus aujourd’hui comme un instrument de dénigrement de la beauté, de la dévalorisation de la femme et surtout de la recherche de l’argent même au détriment de l’honneur de la femme en particulier et de l’Homme en général sous le regard silencieux et complice du gouvernement et des associations des droits de l’homme.
Au Cameroun, les initiateurs du concept savent pouvoir compter sur leurs lobbies tapis dans l’ombre de la haute administration, pour faire tor.dre le cou à toute Miss qui estime être en position de non sainteté avec ses « PATRONS « . L’image du pays peut ainsi être traînée dans la boue sans que le gouvernement n’ouvre une enquête pour en savoir plus sur les éventuelles accusations lancées ça et là, notamment pour d’abord le contrat dont les juristes dans leur immense majorité réclament une révision urgente de ses dispositions qu’ils jugent abusives , en plus des accusations de prox€nétisme aggravé dont est accusé le Comité d’organisation car plusieurs anciennes Miss et les personnes proches de la direction du projet auraient souvent évoqué des obligations « hors normes » pendant et après leur mandat.
Malgré tout, les Ministères de la culture, de la femme, des affaires sociales et de la justice en particulier n’ont jamais levé le petit doigt pour essayer de mieux comprendre. Plus grave, certains journalistes, associations et ONG ,ont toujours préféré garder silence au prix de quoi on ne sait.
La destitution de Josiane GOLONGA qui intervient à quelques jours de la célébration de la journée dite des droits de la femme, est non seulement une insult€ et un mépris pour la femme mais davantage, un revers pour l’image de la première dame du Cameroun qui au nom du peuple qui vote, couronne la Miss qui par la suite est destituée sans son avis encore moins celui des votants.
Le 8 mars est donc une occasion pour les femmes de dénoncer cette façon de traiter la femme en appelant au boycott de ce concept jusqu’à ce que lumière soit faite…
Enfin, selon la direction du comité,la première dauphine sera désormais MISS CAMEROUN, c’est donc l’occasion pour nous de l’appeler, ainsi que les autres dauphines à renoncer à cette couronne de la honte en guise de soutien à la vraie MISS car jamais, elle n’aura la même valeur que si c’est elles qui avaient mérité pour un concours dont les récompenses apparaissent toujours comme un mystère car quand ces ne sont pas de vielles voitures à la place des neuves, ces sont des salaires, autres avantages et traitement qui relèvent du bon vouloir de l’organisatrice du concours.
Pour les observateurs avertis, le concept Miss Cameroun est tout sauf ce que le commun du mortel croit savoir. Plus qu’un lobbying, il s’agit d’un puissant réseau avec des ramifications innombrables et le soutien des personnalités politiques et membres du gouvernement ainsi que de la très haute administration qui agit pour leurs propres intérêts au détriment du label Cameroun et son image. La seule action intentée en 2018 par un ministre de la culture en vue de réapproprier à l’État du Cameroun le concept Miss Cameroun afin de garantir l’image du pays des lions indomptables fut éteinte on ne sait où et par qui .
En attendant la suite, je vous invite à lire l’ouvrage «LA FACE CACHÉE DES MISS » de Béatrice Doudou




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