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C’est une page qui semble se tourner au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun. Selon deux lettres datées de ce lundi 08 septembre 2026 à Yaoundé et qui circulent depuis ce matin, le Pr Maurice Kamto et son Premier Vice-président Mamadou Mota Yacouba viennent de démissionner de leurs fonctions.
Les deux documents, dont l’authenticité reste à confirmer officiellement par le Directoire, portent le même cachet « Reçu le 08/09/2026 » .
Le Pr Maurice Kamto :
Dans une lettre d’une page adressée « Au Directoire du MRC », sur papier à en-tête B.P. 11261 Yaoundé, il écrit : « Je vous informe par la présente que dans l’intérêt supérieur de notre parti, de ses nombreux militants et sympathisants, et du Peuple du Changement en général, j’ai décidé de démissionner des fonctions de Président National du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Cette décision prend effet à compter de ce jour. »
La formule « Chers Amis Politiques », ajoutée à la main, est bien sa marque de fabrique. L’information a déjà été reprise par plusieurs tabloïds.
Mamadou Mota :
Dans une lettre manuscrite, le Premier Vice-président annonce également sa démission. Le ton est plus personnel et politique :
« Cette décision mûrement réfléchie est dictée exclusivement par l’intérêt supérieur de notre parti. Face à l’acharnement et à l’opprobre qui s’exerce de façon à mon endroit, il me parait inévitable de faire un choix de responsabilité. Si ma modeste personne doit servir de prétexte ou de cible pour fragiliser nos activités ou bloquer la marche du parti, je refuse d’en être l’instrument. »
Il conclut en disant vouloir permettre au mouvement de « poursuivre ses objectifs ».
Une analyse : trois lectures possibles
Cette double démission, si elle se confirme, n’est pas une surprise totale, c’est une suite logique d’une crise qui dure depuis plus d’un an.
La séquence MANIDEM a fragilisé le MRC.
Rappel : Maurice Kamto avait déjà démissionné le 25 juin 2025 pour rejoindre le MANIDEM et tenter de déposer sa candidature à la présidentielle d’octobre 2025, finalement rejetée. Mamadou Mota avait alors été désigné président par intérim. Kamto était revenu à la tête du parti à la faveur d’une convention extraordinaire le 21 décembre 2025, où il aurait été réélu à 95% selon ses partisans.
Or cette convention est aujourd’hui dans le viseur de l’administration. Dans une correspondance du 19 août 2026, le MINAT, Paul Atanga Nji, a refusé de reconnaître cette convention, arguant qu’elle avait été interdite par le sous-préfet de Yaoundé 4. Le ministère ne reconnaît plus que les instances de la convention de 2023.
Un parti sous pression judiciaire et interne.
Depuis juillet, des cadres dissidents comme Thierry Okala Ebode et Laure Noutchang contestent la légitimité de Kamto devant le Tribunal d’Ekounou et réclament un nouveau mandataire. La défense du MRC, portée par Me Roland Dieuwou, parle d’une procédure « infondée ».
C’est dans ce contexte que Mota, le 28 juin dernier sur Equinoxe TV, tentait de rassurer en disant « je n’en vois pas » de problèmes au MRC. Sa lettre d’aujourd’hui, où il évoque « acharnement » et « opprobre », montre que la pression est devenue personnelle.
Un sacrifice stratégique?
Les deux lettres utilisent exactement la même justification : « l’intérêt supérieur du parti ». Ce n’est pas anodin. Chez Kamto, en juin 2025, son entourage parlait déjà d’une démission « mission » et non d’un abandon. Pierre Emmanuel Binyam, président de la Commission de clarification, expliquait : « Nous l’avons envoyé accomplir une mission. Maintenant… il est revenu finir son mandat ».
Cette fois, le schéma se répète mais à deux têtes : en se retirant simultanément, Kamto et Mota tenteraient de désamorcer l’argument juridique du MINAT qui s’appuie sur leur présence à la tête du parti pour invalider toute l’organisation. C’est un retrait pour permettre une refondation légale.
Et maintenant?
Trois scénarios :
La transition organisée :
Le Directoire prend acte et confie l’intérim à la 2ème Vice-présidente historique, Tiriane Balbine Noah, comme en 2019, en attendant une convention ordinaire validée par le MINAT.
Le vide juridique :
Si le MINAT maintient que seules les instances de 2023 sont valables, toute nouvelle désignation pourrait être à nouveau contestée.
La recomposition de l’opposition :
A quelques mois des législatives et municipales de 2027, cette démission libère Kamto de toute contrainte partisane. Certains y voient déjà une manœuvre pour créer une nouvelle plateforme du « Peuple du Changement ».
Le MRC, fondé en 2012, n’a connu qu’un seul président jusqu’en 2025. Il pourrait en connaître trois en un peu plus d’un an. Pour les militants, le choc est réel. Pour le pouvoir, c’est une aubaine qui neutralise sans bruit son principal opposant.
Nous attendons le communiqué officiel du Directoire et du Secrétariat général adjoint chargé de la communication pour confirmation.
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Thunderclap at the MRC: Kamto and Mota resign on the same day
A page seems to be turning at the Cameroon Renaissance Movement. According to two letters dated this Monday, September 8, 2026 in Yaounde and circulating since this morning, Prof. Maurice Kamto and his First Vice-President Mamadou Mota Yacouba have just resigned from their positions.
The two documents, whose authenticity remains to be officially confirmed by the Executive Board, both bear the same stamp « Received on 08/09/2026 ».
Prof. Maurice Kamto:
In a one-page letter addressed « To the Executive Board of the MRC », on letterhead P.O. Box 11261 Yaounde, he writes: « I hereby inform you that in the supreme interest of our party, of its many militants and sympathizers, and of the People of Change in general, I have decided to resign from the position of National President of the Cameroon Renaissance Movement (MRC). This decision takes effect as of today. »
The phrase « Dear Political Friends », added by hand, is indeed his trademark. The information has already been picked up by several tabloids.
Mamadou Mota:
In a handwritten letter, the First Vice-President also announces his resignation. The tone is more personal and political:
« This carefully considered decision is dictated exclusively by the supreme interest of our party. Faced with the relentlessness and opprobrium directed at me, it seems inevitable to make a responsible choice. If my humble person must serve as a pretext or a target to weaken our activities or block the progress of the party, I refuse to be its instrument. »
He concludes by saying he wants to allow the movement to « pursue its objectives ».
An analysis: three possible interpretations
This double resignation, if confirmed, is not a total surprise; it is the logical continuation of a crisis that has lasted for more than a year.
The MANIDEM sequence weakened the MRC.
Reminder: Maurice Kamto had already resigned on June 25, 2025 to join MANIDEM and attempt to submit his candidacy for the October 2025 presidential election, which was ultimately rejected. Mamadou Mota was then appointed interim president. Kamto returned to lead the party following an extraordinary convention on December 21, 2025, where he was reportedly re-elected with 95% according to his supporters.
However, this convention is now in the sights of the administration. In a letter dated August 19, 2026, the Minister of Territorial Administration, Paul Atanga Nji, refused to recognize this convention, arguing that it had been banned by the sub-prefect of Yaounde 4. The ministry now only recognizes the bodies from the 2023 convention.
A party under judicial and internal pressure.
Since July, dissident executives such as Thierry Okala Ebode and Laure Noutchang have contested Kamto’s legitimacy before the Ekounou Court and are demanding a new representative. The MRC’s defense, led by Barrister Roland Dieuwou, calls the procedure « unfounded ».
It is in this context that Mota, on June 28 on Equinoxe TV, tried to reassure by saying « I don’t see any » problems at the MRC. His letter today, in which he mentions « relentlessness » and « opprobrium », shows that the pressure has become personal.
A strategic sacrifice?
The two letters use exactly the same justification: « the supreme interest of the party ». This is not insignificant. For Kamto, in June 2025, his entourage was already talking about a « mission » resignation and not an abandonment. Pierre Emmanuel Binyam, president of the Clarification Commission, explained: « We sent him to accomplish a mission. Now… he has returned to finish his term. »
This time, the pattern is repeating but with two heads: by withdrawing simultaneously, Kamto and Mota would be trying to defuse the legal argument of the MINAT, which relies on their presence at the head of the party to invalidate the entire organization. It is a withdrawal to allow a legal refoundation.
And now?
Three scenarios:
The organized transition:
The Executive Board takes note and entrusts the interim to the historic 2nd Vice-President, Tiriane Balbine Noah, as in 2019, pending an ordinary convention validated by the MINAT.
The legal vacuum:
If the MINAT maintains that only the bodies from 2023 are valid, any new appointment could be challenged again.
The recomposition of the opposition:
A few months before the legislative and municipal elections of 2027, this resignation frees Kamto from any partisan constraints. Some already see it as a maneuver to create a new platform for the « People of Change ».
The MRC, founded in 2012, had only one president until 2025. It could have three in just over a year. For militants, the shock is real. For those in power, it is a windfall that quietly neutralizes its main opponent.
We are awaiting the official press release from the Executive Board and the Deputy Secretary-General in charge of communication for confirmation.
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Jn 14:18 2, Que votre coeur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place.
LA VIE ET LA MORT
Quel est ton choix ?
Il y a deux royaumes, le royaume de la vie et le royaume de la mort. La vie viens de Dieu et la mort vient du Diable (satan). Tu dois savoir qu’il y a la vie et il y a la mort et aussi il ya deux chemins, le chemin de la vie (Paradis) et le chemin de la mort (le feu). Tu dois faire ton choix car le choix ne se fait pas après la mort mais étant vivant et conscient (Heb 9v27).
Comprend que Dieu t’aime et voudrais que tu l’acceptes comme ton Dieu et Jésus comme ton Seigneur et sauveur personnel pour hériter la vie éternelle. (Jn 14v1-3)
Alors qui sera ton éternité ? Dieu ou satan? (Jean 17v3).
Que Dieu vous bénisse.
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