Dans une sortie pleine de lucidité et surtout de vérités sincères, Ange Michel Angouing, conseiller technique au ministère de la justice, magistrat hors hiérarchie et ancien ministre de la fonction publique dépeint la justice camerounaise qui selon lui à perdu ses lettres de noblesse et dont il est temps de la sauver. Pour lui, le décret Nº2026/201 du Président de la République portant nomination des membres du conseil supérieur de la magistrature apparaît comme une lueur d’espoir 6 ans après.
Ci dessous, l’intégralité de sa sortie
Le 02 Juin 2026, le Président de la République, Président du conseil supérieur de la magistrature, a pris un décret portant nomination des membres du conseil.
Avant d’y revenir, permettez moi d’avoir une pensée pieuse et profonde pour les magistrats hors hiérarchie Jean Fouman Akame (en son temps le magistrat le plus ancien dans le grade le plus élevé), Marcel Nguini, Dipanda mouelle Alexis, Rissouck à moulong Martin, Mbella Mbappe Robert, Ngalle Eyoum, Assira Engoute Léonard, Bissombi Salomon, Ndjeudjang Maurice, Kamto Pierre , Luc Ndjodo et d’autres illustres figures qui ont marqué l’histoire de la magistrature Camerounaise et de notre Justice.
Ils n’étaient pas parfaits, nous diriez-vous. Ils ont commis des erreurs comme chacun de nous peut en commettre mais tous avaient une grande idée de la justice qu’ils ont servie et marquée par leur charisme, leur compétence leur soumission à la loi et à leur conscience et le respect dû aux institutions de la République et à ceux qui les incarnent. Ils ont fait notre fierté.
De là haut où ils se trouvent, ils doivent certainement regarder avec tristesse et désolation l’état de décrépitude actuel de notre Justice, émanation inéluctable de l’environnement insalubre et du climat social délétère.
Chaque jour qui passe démontre à suffire le degré de pourrissement de notre société face à une justice, dit-on, aux ordres.
L’insécurité juridique et judiciaire frappe de plein fouet les individus et les personnes morales qui ne savent plus à quel saint se vouer. Si la justice peine à remplir sa mission d’arbitrage et de régulation, cela pourrait traduire que la République est en panne ou en arrêt. Les magistrats qui en sont les principaux acteurs doivent montrer leur probité, leur objectivité, leur neutralité et leur détermination à dire le droit dans les procédures soumises à leur attention.
Le magistrat qui viole délibérément la loi pour se conformer aux instructions ou aux ordres de la hiérarchie, ou au pouvoir de l’argent n’est pas un magistrat, c’est un fonctionnaire derrière un comptoir. Un personnage qui s’est trompé de carrière en trichant avec lui-même. Il est un danger pour la société pour laquelle il a pourtant pris l’engagement solennel de servir, devant Dieu et devant les hommes, sans crainte , ni rancune, ni faveur.
Il trahit le Président de la République, Président du conseil supérieur de la magistrature, élu du peuple au nom duquel la justice est rendue.
Notre société favorise t’elle l’éclosion d’une justice juste avec des magistrats libres et indépendants ? Nous n’en avons pas la certitude .
Les esprits intelligents définissent le Conseil Supérieur de la Magistrature comme le thermostat de la justice. Sans lui la machine judiciaire institutionnelle est grippée.
Le décret du Président de la République arrive comme une bouffée d’oxygène qui va enfin libérer les carrières et les esprits étouffés par une longue attente…difficile à expliquer ou à comprendre.
C’est dire que cet important acte du Président de la République aura toute sa portée,toute sa pertinence et toute sa grandeur si, dans un avenir proche, une session du conseil -qui ne s’est pas tenue depuis six ans-est convoquée.
Chaque année, à une période constante, le ministre de la justice, garde des sceaux, vice-président du Conseil, transmet au Président de la République, des propositions de date pour la convocation du Conseil.
Qu’est ce qui peut bien expliquer ou justifier la non tenue de cette instance régalienne pendant de nombreuses années !?
Qui a intérêt à ce que le Conseil ne se tienne pas ?
Qui a peur du fonctionnement normal et régulier de l’institution judiciaire ?
Chacun de nous peut y apporter une réponse ou une explication mais le constat que nous faisons est que la mise en berne du Conseil Supérieur de la Magistrature a provoqué de graves dysfonctionnements de l’institution judiciaire au double plan administratif et juridictionnel.
Le tableau n’est pas reluisant.
Les auditeurs de justice( et leurs familles respectives) attendent indéfiniment et douloureusement leur intégration dans la magistrature.
Les magistrats attendent désespérément leurs promotions en grade et leurs redéploiements ou affectations.
De nombreuses procédures disciplinaires bloquées induisent une impunité qui conforte les mauvais magistrats dans les mauvaises pratiques.
Les lenteurs judiciaires décriées et l’
inexecution des décisions de justice ont fini par donner l’impression aux citoyens que notre justice est une parodie.
La crise de confiance entre les citoyens et la justice est quasi totale et l’état de droit apparaît comme une illusion.
Alors, nous sommes obligés de poser une fois encore la question qui pourrait fâcher. Le Président de la République reçoit- il , en temps réel , la bonne information ?
Nous devons à la vérité de dire- n’en déplaise à ceux qui n’aiment pas la vérité-que notre justice est malade. Malade de ses hommes,nonobstant les efforts faits au plan infrastructurel,malade de son organisation de son fonctionnement et de son autorité, malade de nombreux empiètements dont elle fait l’objet.
Le dernier rempart qu’elle représente a fini par céder aux pressions et aux interventions.
La loi recule face au pouvoir et à l’argent. Le citoyen et la République sont véritablement en danger.
Il faut impérativement créer une nouvelle crédibilité de la JUSTICE. La convocation d’une session du conseil supérieur de la magistrature, nous semble-t-il ,pourrait en être l’élément déclencheur.
LA JUSTICE EST LE PILIER SANS LEQUEL UNE SOCIÉTÉ S’EFFONDRE.
C’est ce que pense le Président de la République lorsqu’il déclare que » la Justice est la haute instance de régulation sociale et la poutre maîtresse de la démocratie dans un état de droit « .
Si la loi de la jungle s’installe, la République quant à elle s’effondre.
Puisse chacun de nous œuvrer dans le sens d’aider la justice à jouer pleinement son rôle et à demeurer, comme elle n’aurait dû jamais cesser de l’être, le dernier rempart.
ET CE SERA JUSTICE.
Jn 14:18 2, Que votre coeur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place.
LA VIE ET LA MORT
Quel est ton choix ?
Il y a deux royaumes, le royaume de la vie et le royaume de la mort. La vie viens de Dieu et la mort vient du Diable (satan). Tu dois savoir qu’il y a la vie et il y a la mort et aussi il ya deux chemins, le chemin de la vie (Paradis) et le chemin de la mort (le feu). Tu dois faire ton choix car le choix ne se fait pas après la mort mais étant vivant et conscient (Heb 9v27).
Comprend que Dieu t’aime et voudrais que tu l’acceptes comme ton Dieu et Jésus comme ton Seigneur et sauveur personnel pour hériter la vie éternelle. (Jn 14v1-3)
Alors qui sera ton éternité ? Dieu ou satan? (Jean 17v3).
Que Dieu vous bénisse.
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