Pour ses détracteurs, cette réforme violerait l’article 64 de la Constitution, qui interdit toute révision portant atteinte aux principes fondamentaux de la République.
La réforme constitutionnelle visant à instaurer un poste de vice-président au Cameroun continue de diviser juristes, acteurs politiques et opinion publique. Au cœur des débats : sa conformité à la Constitution et son impact sur l’équilibre des institutions.
Pour ses détracteurs, cette réforme violerait l’article 64 de la Constitution, qui interdit toute révision portant atteinte aux principes fondamentaux de la République. Ils y voient une dérive institutionnelle susceptible de fragiliser l’architecture républicaine.
À l’inverse, ses défenseurs s’appuient sur l’article 5, qui confère au président de la République la responsabilité d’assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Dans cette logique, la création d’un poste de vice-président serait un outil de gouvernance visant à garantir la continuité de l’État et à prévenir les crises institutionnelles.
Au-delà de cette opposition, des analyses doctrinales mettent en avant une transformation plus profonde : celle du constitutionnalisme contemporain. Inspirée des travaux de penseurs comme Maurice Duverger, Hans Kelsen ou encore Achille Mbembe, cette lecture souligne l’émergence de systèmes politiques hybrides, qualifiés d’« amphiconstitutionnalité ».
Dans ce cadre, la réforme camerounaise ne serait pas une anomalie, mais une adaptation aux réalités politiques nationales. Elle viserait notamment à restructurer l’exécutif en introduisant une hiérarchie plus claire : président de la République, vice-président, Premier ministre, puis autres membres du gouvernement.
Pour ses promoteurs, cette évolution répond à un impératif de stabilité et d’efficacité. Elle permettrait d’assurer une transition fluide du pouvoir en cas d’empêchement du chef de l’État et de renforcer la lisibilité de l’action gouvernementale.
Dans un contexte africain marqué par des défis institutionnels récurrents, cette innovation est présentée comme une réponse pragmatique plutôt qu’une rupture juridique. La Constitution, rappellent certains experts, n’est pas qu’un texte figé, mais un instrument d’adaptation aux réalités politiques.
Au final, le débat dépasse la seule question de la légalité formelle. Il pose un enjeu plus large : celui de la capacité des institutions à garantir stabilité, efficacité et gouvernance dans un environnement en mutation.
La vie et la mort après ce monde il y a deux royaumes le royaume de la mort éternelle et le royaume de la vie éternelle quelle est ton choix ?
Hébreux 9 versé 27
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