in ,

Modification de la constitution: l’Assemblée nationale va examiner le projet de loi sur la création d’un poste de vice président.

Le landerneau politique camerounais est en ébullition. Selon les informations relatives au programme des travaux de l’Assemblée nationale pour ce mois de mars 2026, le projet de loi n° 2093/PJL/AN s’apprête à modifier durablement le visage institutionnel du pays. Au cœur de cette manœuvre : la création d’un poste de vice-président de la République. Cette réforme, loin d’être un simple ajustement technique, apparaît comme la clé de voûte de la succession au sommet de l’État. La particularité majeure de ce projet de loi réside dans le mode de désignation. Contrairement au modèle de ticket présidentiel en vigueur dans plusieurs démocraties où le président et son vice-président sont élus simultanément par le peuple, le futur vice-président camerounais serait directement nommé par le chef de l’État.

Cette disposition confère au président Paul Biya un pouvoir discrétionnaire total sur le choix de son successeur constitutionnel, garantissant une transition contrôlée plutôt qu’une compétition électorale ouverte en cas de vacance du pouvoir. Pour maintenir l’équilibre fragile de l’unité nationale, les spéculations convergent vers la nomination d’une personnalité issue des régions du Nord-Ouest ou du Sud-Ouest (NOSO). Trois figures majeures émergent de ce jeu d’échecs politique. D’abord Philémon Yang, l’ancien Premier ministre et actuel Grand Chancelier, fidèle parmi les fidèles, dont la connaissance des rouages de l’État est un atout majeur. Ensuite Peter Mafany Musonge, le vétéran et ancien Grand Chancelier, dont le profil rassure la vieille garde. Enfin Paul Elung Che, l’actuel Secrétaire Général Adjoint de la Présidence, représentant la technocratie ascendante proche des centres de décision. L’instauration de cette vice-présidence entraînerait, par effet de domino, une redistribution des autres hauts postes de l’État pour respecter les équilibres régionaux.

Si la vice-présidence revient à un anglophone, la primature serait alors pressentie pour un natif de l’Extrême-Nord. Le nom d’Ibrahim Talba Malla, actuel ministre délégué à la Présidence chargé des marchés publics, circule avec insistance pour devenir le prochain Premier ministre. Parallèlement, la multiplication annoncée des départements et arrondissements suggère une volonté de multiplier les sièges de députés et de maires pour stabiliser la base politique. L’examen de ce projet de loi par la Commission des lois constitutionnelles dès ce lundi marque le début d’une période d’incertitude. En coulisses, la bataille fait rage entre les différentes factions du pouvoir, qui cherchent à consolider leurs positions stratégiques. Si elle est adoptée, cette réforme mettra fin à des décennies de statu quo constitutionnel et lancera officiellement le pays dans l’ère de l’après-Biya, sous le signe d’une transition orchestrée depuis le Palais d’Etoudi.

 

La vie et la mort après ce monde il y a deux royaumes le royaume de la mort éternelle et le royaume de la vie éternelle quelle est ton choix ?

Hébreux 9 versé 27

Repentez-vous et acceptez Dieu dans votre vie comme votre Dieu, votre père,votre créateur, Jésus Christ comme votre seigneur et sauveur personnel et le Saint-Esprit comme le garant de votre salut et tu seras sauvé. aime vous les un les autres pour continuer à recevoir la parole de Dieu à partie de vos téléphones+237679612752

Written by Bled Tamekem

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GIPHY App Key not set. Please check settings

Fako : un réseau de spoliation foncière démantelé, plusieurs suspects interpellés à la frontière nigériane

CAF : Veron Mossengo quitte le navire après plus de 30 années