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8 mars au Cameroun : la présence de Chantal Biya à la tête des cérémonies déclenche un vif débat sur son statut

Au Cameroun, la Constitution ne reconnaît officiellement aucun statut juridique à l’épouse du chef de l’État.

La participation de la Première dame du Cameroun, Chantal Biya, à la présidence de la cérémonie de la Journée internationale des droits des femmes ce dimanche a relancé un débat animé sur les réseaux sociaux concernant le rôle institutionnel des Premières dames dans le pays.
À l’origine de la polémique, une interrogation formulée par l’enseignant Armand Noutack II, qui a questionné la légitimité protocolaire d’une Première dame à présider une cérémonie nationale. Dans une analyse largement partagée en ligne, certains observateurs rappellent qu’au Cameroun, la Constitution ne reconnaît officiellement aucun statut juridique à l’épouse du chef de l’État.
Selon cette lecture, la Première dame n’est ni une autorité administrative ni une institution constitutionnelle. Sa présence lors d’événements publics relèverait donc davantage d’un usage protocolaire et symbolique que d’un pouvoir formel établi par la loi.
Dans plusieurs pays africains, expliquent ces analyses, les Premières dames ont progressivement acquis une influence importante dans les domaines sociaux, humanitaires ou liés à la promotion de la femme. Toutefois, cette influence reste généralement informelle et repose davantage sur la coutume politique et le prestige associé à leur position.

Des réactions contrastées

Sur la toile, certains internautes défendent néanmoins cette pratique. C’est le cas de Pierre Mouliom, pour qui la polémique n’a pas lieu d’être. Selon lui, la célébration du 8 mars relève avant tout d’une initiative des femmes elles-mêmes, qui peuvent librement inviter les personnalités qu’elles souhaitent.
« L’épouse du patron est respectée et c’est normal », estime-t-il, considérant que la présence de la Première dame relève davantage d’une marque de respect social que d’une question de protocole d’État.

Jean de Dieu Momo monte au créneau

Le débat a également suscité une réaction du ministre délégué auprès du ministre de la Justice, Jean de Dieu Momo. Dans une longue prise de parole, il a défendu la légitimité symbolique de la Première dame dans la célébration de la Journée internationale des droits des femmes.
Le membre du gouvernement rappelle que cette journée, reconnue par les Nations unies depuis United Nations en 1975, est le fruit d’une longue lutte pour l’émancipation des femmes. Selon lui, il est donc logique que la « première d’entre elles », la Première dame, préside les cérémonies.
Le ministre invoque également la coutume comme source de droit, estimant que la pratique consistant à voir la Première dame présider ces célébrations s’est progressivement installée dans les usages.
Un débat sur le statut des Premières dames
Au-delà de la polémique du moment, la controverse remet sur la table une question récurrente dans plusieurs pays africains : faut-il encadrer juridiquement le rôle des Premières dames ou maintenir ce statut dans une sphère purement protocolaire et informelle ?
Pour certains analystes, l’absence de cadre juridique clair entretient une zone grise entre influence politique, représentation symbolique et fonctions officielles.

 

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Written by Christian Happi

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