La première session ordinaire de l’année 2026 du parlement camerounais se referme aujourd’hui. Une session qui restera gravée avec les innovations et autres réformes qui ont marqué cette session.
Ci dessous, l’éditorial de Christophe Mien Zock, directeur de publication du Journal l’action du RDPC
La première session ordinaire de l’année législative 2026 s’achève ce mercredi 8 avril à l’Assemblée nationale et au Sénat. Les élus des deux chambres réunies en Congrès pourront indiquer dans leurs états de service qu’ils ont été des acteurs de premier plan de la réforme constitutionnelle qui a abouti à la restauration du poste de vice-président dans l’architecture institutionnelle du Cameroun. C’est le fait majeur de la session qui s’achève ce jour et il restera longtemps gravé dans les annales de l’histoire politique camerounaise. Certes d’autres textes ont bien été adoptés mais celui-là qui touche le cœur du réacteur du pouvoir présidentiel est particulier. Depuis la suppression du poste suite à la « révolution pacifique » de 1972 et à la création de l’état unitaire consécutive à la disparition de l’Etat fédéral, le Cameroun revient à ses « premières amours » institutionnelles. Avec en plus une innovation de taille : le vice-président nommé par le président de la République a droit de succession automatique puisqu’en cas de démission ou de décès du titulaire, il prête serment et achève le mandat en cours.
Depuis que le Congrès a été convoqué et le projet de loi rendu public, des débats interminables animent et agitent la classe politique camerounaise. Les avis sont vifs, définitifs et tranchés. Ils sont, comme toujours, caractérisés par le manichéisme, la marque de fabrique préférée de la classe politique camerounaise. Malgré cette agitation et cette contestation, le processus avance : le texte a été adopté par une large majorité des parlementaires-congressistes et il n’attend plus que sa promulgation par le président de la république. En tout cas, aucun argument sérieux ne conteste la légalité ou la légitimité du processus ou de la procédure parlementaires.
Une chose est certaine : cette modification de la constitution apporte de la lisibilité et de la clarté à la tête de l’Etat, notamment la succession du président de la république, clé de voûte des institutions. La situation est désormais plus claire dans la mesure où les incertitudes qui planaient comme de gros nuages noirs sur les mécanismes, les leviers et le jeu des acteurs en charge de la succession sont entièrement dissipées.
Ceux qui voient le vice et la malice dans la démarche du Président Paul Biya qui a proposé cette révision de certaines dispositions de la Loi Fondamentale aux élus du peuple feraient mieux d’abandonner ce procès d’intention. Il conduit à une impasse. Les dés sont maintenant jetés et les Camerounais ont plus ou moins déjà entériné la réforme. Ils ont à présent les yeux tournés vers la suite, impatients qu’ils sont de connaître l’identité et le profil du futur vice-président. Francophone ou Anglophone ? Homme ou femme ? Jeune ou vieux ? Les supputations, les pronostics et les conjectures vont dans tous les sens. Ce que souhaitent désormais les partisans et les adversaires de la réforme, c’est que le Président Paul Biya ait la main heureuse dans son choix ; qu’il ait la bonne inspiration pour dénicher l’oiseau rare pour cette prestigieuse mais délicate fonction ; une personne au profil et au parcours exemplaires, un Camerounais ou une Camerounaise au-dessus des clans et des camps. C’est bien connu : les institutions ne valent que ce que valent les hommes ou les femmes chargés de les servir.
Le processus est entaché d’un vice rédhibitoire, persiflent les habituelles mauvaises langues ? N’allons pas trop vite en besogne ! La réforme peut encore être « sauvée » par la grâce d’Etat et la vertu discrétionnaire et républicaine de celui à qui incombera la lourde responsabilité de signer cet important décret nommant le nouveau et tout frais vice-président de la République. Paul Biya lui-même doit bien avoir conscience de sa responsabilité face à l’histoire dans la solitude du pouvoir. Il n’a pas le droit à l’erreur. Dans leur immense majorité, les Camerounais, qu’ils aient voté pour lui ou non, lui font confiance. Tout comme les militants et sympathisants du Rdpc qui espèrent qu’après l’Etat, le président national va se pencher sur le cas du Parti qui a également besoin de réformes et d’un souffle nouveau quinze ans après le troisième congrès ordinaire de 2011.
La vie et la mort après ce monde il y a deux royaumes le royaume de la mort éternelle et le royaume de la vie éternelle quelle est ton choix ?
Hébreux 9 versé 27
Repentez-vous et acceptez Dieu dans votre vie comme votre Dieu, votre père,votre créateur, Jésus Christ comme votre seigneur et sauveur personnel et le Saint-Esprit comme le garant de votre salut et tu seras sauvé. aime vous les un les autres pour continuer à recevoir la parole de Dieu à partie de vos téléphones+237679612752



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