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Gestion publique : le budget 2026 de l’Etat passe à 8 816,4 milliards FCFA

En hausse de 14% (+1 080,5 milliards FCFA), son exécution a été lancée hier. Il servira prioritairement à la souveraineté alimentaire, l’apurement de la dette intérieure de l’État, une révolution fiscale en faveur des agriculteurs et éleveurs. Le budget prévoit également un Fonds spécial pour l’autonomisation des femmes et l’emploi des jeunes, plafonné à 50 milliards FCFA.

Blaise Deumo

 

Le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a procédé le 13 janvier 2026 à Ngaoundéré, au lancement solennel du Budget de l’État pour l’exercice 2026. Le budget global 2026 s’élève à 8 816,4 milliards FCFA. Il est en hausse de 14 % par rapport à 2025 (+1 080,5 milliards FCFA). Le budget qui sera exécuté tout au long de cette année est aligné sur la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), avec des actions prioritaires.

Parmi les priorités majeures du Budget 2026, la souveraineté alimentaire qui va mettre l’accent sur l’accélération de l’import-substitution agropastorale et halieutique (PIISAH) ; sur l’énergie avec le rééquilibrage financier du secteur électrique et le rachat des actions d’ACTIS à ENEO. Pour ce qui est de l’inclusion sociale, autre priorité du budget 2026, la création d’un Fonds spécial pour l’autonomisation des femmes et l’emploi des jeunes, plafonné à 50 milliards FCFA.

Pour ce qui est de la dette intérieure, l’État a pris l’engagement d’assurer son apurement progressif. Également prévu dans ce budget, une révolution fiscale en faveur des agriculteurs et éleveurs.

Pour faire de l’agriculture le moteur de la croissance, la Loi de Finances 2026 prévoit des allègements fiscaux réduisant le coût de l’investissement d’environ 30%, notamment l’exonération totale des charges fiscales et patronales sur les ouvriers agricoles saisonniers ; l’exonération de la TVA sur engrais, pesticides, intrants et équipements agricoles, d’élevage et de pêche ; l’exonération des droits d’enregistrement sur terrains agricoles et prêts dédiés; l’exonération de la taxe foncière (hors bureaux) ; la dispense de patente et d’acompte IR pendant 5 ans ; l’approfondissement de la décentralisation.

Selon le Minfi le Budget 2026 marque la mise en œuvre effective de la loi sur la fiscalité locale (2024) avec : les transferts directs de recettes fiscales aux CTD ; la mise en place d’un panier fiscal régional ; les mécanismes sécurisés de reversement des fonds ; l’appel à une gestion responsable de la dette locale

Pour ce qui est de la région de l’Adamaoua son budget s’élève à 41,2 milliards FCFA mobilisés en 2026. Ledit budget servira entre autres à la modernisation de l’élevage, le développement agropastoral et le désenclavement des zones reculées.

Written by BLAISE DEUMO

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