L’opposant a rappelé son attachement profond au pays, dans une déclaration solennelle.
Dans l’émotion suscitée par la disparition d’Anicet Ékanè, le professeur Maurice Kamto a livré un hommage d’une rare intensité. S’exprimant sur les réseaux sociaux, l’ancien président national du MRC a rappelé son attachement profond au pays, dans une déclaration solennelle : « Je suis né ici, je vis ici et je mourrai ici. Si le pire devait arriver, nous l’attendrions ici, dans la dignité, et les humiliations répétées n’y changeront rien. »
Cette phrase, prononcée en marge de son témoignage sur la mort en détention d’Anicet Ékanè, a immédiatement marqué les esprits. Au-delà de l’hommage au président du MANIDEM, Kamto a voulu adresser un message clair : aucune pression, aucune menace ne le fera quitter la scène politique ni le territoire national.
En saluant la mémoire d’Ékanè, qu’il décrit comme un « combattant inflexible de la démocratie », l’universitaire a également dénoncé les conditions de détention et les humiliations infligées à de nombreux opposants. Son discours s’inscrit dans la continuité du combat qu’il dit vouloir mener « ici, au milieu des siens », quelles que soient les épreuves à venir.



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